Lancement mercredi 8 août par l’ONG AJDDH, actions pour la justice, le développement et les droits humains d’une série d’ateliers de formation et d’information à l’intention des jeunes et éléments de la Police Nationale Congolaise de la ville de Kisangani.
Assises qui portent sur les méthodes pacifiques des manifestations publiques.
Cette série d’atelier de formation et d’information qui se tiendra à Kisangani et Bunia, est organisée dans le cadre du projet promotion et protection des droits humains et des libertés publiques dans le contexte électoral en République Démocratique Congo.
Un projet qui a pour objectif, de contribuer à la culture de paix durant le processus électoral et l’usage des méthodes pacifiques lors des manifestations publiques mais aussi à l’élimination de la répression violente de celle-ci.
Selon le coordonnateur de l’ONG AJDDH, actions pour la justice, le développement et les droits humains, le constat est parti des répressions violentes et à l’usage disproportionné de forces par les éléments de la PNC lors des manifestations publiques ordinairs ou durant le processus électoral. Ce qui justifie selon lui, le renforcement des capacités de toutes les couches des jeunes de la ville de Kisangani et de Bunia à la culture de paix et à celle des méthodes pacifiques des manifestations publiques ainsi qu’à la gestion rationnelle des manifestations publiques par les services de maintien de l’ordre.
Ely KAYEMBEestime que ce projet vise à réduire les déficits communicationnels qui existe entre les jeunes de la ville de Kisangani et Bunia et les autorités de ces deux villes.
"Nous sommes en train d’entrée dans une période électorale qui s’annonce tumultueuse, il est donc important de rapprocher ces deux groupes antagonistes et de pouvoir réfléchir sur le vrai problème pour amener tout le monde à agir dans le respect de l’ordre", renchérit-il.
Il souligne que les autorités ayant dans leurs attributions le maintien de l’ordre ont le rôle d'encadrer des manifestations publiques et les jeunes à leur tour, le respect public, conclut-il.
Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de province qui a donné le coup d’envoi de cet atelier, émet le vœu de voir la création d’un cadre de concertation entre les jeunes et les éléments de la police nationale congolaise.
Docteur Mata AMBANGENE profite de l’occasion pour exhorter la jeunesse à penser d’abord à leur propre avenir, à protéger les acquis de développement mis à leur disposition en terme des infrastructures par le gouvernement. S'agissant des agents de l'ordre (policiers), le directeur de cabinet du gouverneur de la province de la Tshopo les appellent à la protection des personnes et de leurs bien ainsi que le respect de la vie et des libertés fondamentales.
Dans le cadre de ce projet, 405 jeunes et 130 responsables des services de maintien de l’ordre de Kisangani et Bunia seront formé sur les droits humains et l’exercice de liberté publique ainsi que de leur limité dans le contexte électoral.
7 ateliers au total dont 4 à Kisangani et 3 ateliers à Bunia seront organisés durant ce projet et ces ateliers seront sanctionnés par une table ronde.
24 missions seront organisées dans la ville de Kisangani et celle de Bunia dont 12 pour Kisangani et 12 pour Bunia et deux missions de plaidoyer seront organiser auprès des autorités de ces deux villes.
Il sera également question de renforcer la collaboration entre les leaders des associations des jeunes de toute tendance confondue et 40 responsables des services de maintien de l’ordre dans le cadre de l’exercice et de la jouissance des libertés durant le processus électoral à Kisangani et à BUNIA.
Le projet va s’étendre sur une période d’une année soit du mois d’Août 2018 au mois d’Août 2019.
Pompon Beyokobana
Kisangani : jeunes et policiers, formés pour la culture de la paix
août 09, 2018
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