A l'approche des élections du 23 décembre 2018, le programme des Nations Unies pour le développement en partenariat avec la la commission électorale nationale indépendante et la Monusco, renforcent les capacités des femmes et jeunes filles candidates dans la circonscription électorale de la ville de Kisangani, sur les stratégies pour réussir aux élections.
Ceci, à travers un atelier de formation de trois jours qui a ouvert ses portes lundi 19 novembre en la salle de fête de l'hôtel Joli rêve.
Ces assises ont permis aux participants de bien jouer leur rôle dans le processus élecéral. Et ceci comme observateurs, agents de contrôle et de suivi des bureaux de vote, candidates et élues.
Cet atelier a pu permis de doter les candidates des stratégies pour réussir aux élections, ainsi que la mise en place d'un cadre pour assurer la visibilité des candidates alignées.
Occasion pour Omar Papys, chef de bureau PNUD Kisangani, d’encourager les candidates à utiliser les réseaux sociaux et à nouer des partenariats stratégiques avec les médias.
Ses assises permettront aux participantes de mener des sessions de dialogue de proximité avec les groupes restreint des femmes candidates et de construire la capacité de confiance personnelle et de projection dans le champ politique.
Pour le chef de bureau PNUD Kisangani, cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’objectif de développement durable qui gravite autour de l’autonomisation et de la promotion de la femme.
S'appuyant sur l'état de lieu de la participation de la femme dans le développement du pays à l'horizon 2030, OUMAR Papis NDIAYE rappelle le rôle joué par la femme dans la société.
« Les femmes aujourd’hui représente dans beaucoup des pays moins de 15,3% au niveau des parlements nationaux. Dans les pays même les plus avancés ou on a connu le système de quota, la présence des femmes au niveau des parlements nationaux gravite autour de 22,8%. Face à celà, les nations unies ont projetées en septembre 2015 de faire en sorte que d’ici 2030 qu’on puisse permettre aux femmes d’arriver à occuper 50% dans les instances de décision que ce soit les parlements nationaux que provinciaux. Les femmes constituent plus de 50 % de la population, les femmes contribuent à plus de 77% de la création des richesses. Nous sommes obligés aujourd’hui dans le processus de budgétisation de prendre en compte la femme, la fille et la petite enfance parce qu’elles sont véritablement le levier et le moteur du développement, a-t-il conclu. »
Pour sa part, la ministre provincial du genre, famille et enfant émet le vœu de voir les femmes de la Tshopo s’impliquer pleinement dans le processus électoral en tant que témoins, observateurs, agent de contrôle et de suivi des bureaux de vote, candidate et élues à l’issue des élections. Bernadette FURAHA évoquant les droits reconnus à la femme affirme que
« Les droits de la femme constituent l’une des préoccupations nationales majeures bien inscrite dans la constitution de la République précisément en son article 14.
Il s’agit entre autre de prendre dans tous les domaines notamment: le domaine civil, politique, économique-social et culturel, toutes les mesures appropriées pour assurer le total épanouissement et la pleine participation de la femme au développement de la nation. Il s'agit également de prendre des mesures pour assurer une représentation équitable de la femme au sein des institutions nationales, provinciales et locales, souligne la ministre du genre. Elle plaide enfin de garantir la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les dites institutions.
Cet atelier de trois s'est focalisé sur les stratégies électorales, la préparation de la campagne électorale, la connaissance du système électoral, les conflits électoraux et la sécurisation des élections.
Le programme dénommé « COACHING DES FEMMES CANDIDATES » mise en place par ce projet est essentiellement conçu sur l’application des techniques d’accompagnement personnalisé des femmes leaders politiques et sociales et qui a pour objectif principal le renforcement des capacités des femmes candidates en techniques gagnantes aux diverses élections en cours dans le pays.
Au total une quarantaine des femmes et jeunes toutes candidates a pris part à cet atelier. En plus des deux jours de formation, une journée a été consacrée à des séances de coaching avec les femmes et jeunes candidates formées.
Pompon BEYOKOBANA
Tshopo : Les femmes et jeunes candidates à l'école électorale
novembre 20, 2018
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