Le candidat au poste de gouverneur de province de la Tshopo Patrick MATATA MAKALAMBA condamne avec la dernière énergie le déguerpissement forcé dont font l’objet les habitants ayant construits dans le domaine militaire du camp sergent KETELE.
Cet enseignant de l’université plaide pour la délimitation de ce camp militaire mais aussi du délai de préavis avant le déguerpissement.
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| Pr.Patrick MATATA |
« …Les gens sont déguerpis comme si c’était des animaux…Nous condamnons fermement ce qui se passe aux alentours du camp Sergent KETELE et cette zone de camp doit être clairement délimité et ces habitants doivent bénéficier d’un préavis claire avec l’appui de l’autorité, par ce que la manière dictatoriale et injuste avec lesquelles on déloge les gens là-bas ,n’est ni humaine moins encore démocratique…Il y a beaucoup de familles et on ne sait pas quelle famille est appelée à partir et quelle est appelée à rester…On a connu la même situation aux environs de l’Aéroport de Simi-simi ,il en est de trop ,on a trop de cas dans cette province où des familles sont laissées à la belle étoile, il faudrait que les autorités puissent se mettre à gérer convenablement la population par ce que et la population et les espaces sont gérés par le gouvernement…Je ne vois pas pourquoi on doit mettre les uns à la porte par ce qu’on devras protéger les autres ce ne pas de cette façon qu’on devrait gérer cette situation…Il faudrait plutôt créer beaucoup plus d’espace pour lesdits militaires, d’ailleurs il y a des zones aujourd’hui qui sont appelées des zones militaires qui ne devrait plus l’être, totalement encerclées par la population peut être vers les années 50 ou 60 ça pouvait bien justifier la présence de militaire là-bas mais aujourd’hui , ça ne peut plus être des zones militaires…Ça pouvait être déjà des zones civiles et les militaires on devrait leur chercher d’autres espaces et relève également de la province d’élaborer le plan d’aménagement de la province à travers lequel on pourra alors déterminer différents usages de notre espace territorial…C’est très important par ce que des anciennes zones militaires ou des zones où l’on est venu jeter les militaires pour qu’ils se mettent là ,ne sont pas nécessairement opportuns aujourd’hui comme espaces militaires… » A-t-il Rappelé
Rappelons que c’est depuis samedi 2 mars, que de centaines des familles sont déguerpis par les éléments des FARDC dans la partie considérée comme appartenant au domaine militaire. Cet espace est compris entre le camp Ketele et la route qui mène vers l’aéroport de BANGBOKA en Plein milieu du centre-ville de Kisangani.
Rédaction