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| M. B. Medje, enseignant EPPR et IT Mapendano |
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| Des lycéennes se réjouissant de la libération de leur enseignant |
Les élèves du lycée technique Mapendano (une école conventionnée catholique) en colère réclament la libération de leur enseignant, Bienvenu Medje, arrêté en plein cours au sein de cet établissement scolaire.
Ceci suite à un couac avec la fille du gouverneur de la province de la Tshopo, Maître Louis-Marie WALE LUFUNGULA samedi 28 septembre à l’EPPR, appelé école belge (une école privée de la place) où il est également enseignant.
L’enseignant a été arrêté alors qu’il donnait cours en 5ième année commerciale à Mapendano. Mécontent de cette situation, les lycéennes sont montées au créneau pour dénoncer ce trafic d’influence et arrestation arbitraire.
Ces filles qui se sont dirigées au gouvernorat de province, n’ont juré que par la libération de leur enseignant. Ayant constaté le débordement des élèves, l’enseignant interpelé a fini par être relâché à la satisfaction de ses élèves.
Interrogé, l’enseignant Bienvenu qui parle d’une incompréhension entre lui et la fille du gouverneur, affirme avoir été interpelé par le gouverneur de province afin ce dernier se rende compte de ce qui s’était passé à l’école.
« c’est lui-même l’autorité provinciale qui m’a appelé juste m’attendre, pour écouter ce qui s’est passé entre moi et son enfant et après ma justification en tant que papa, il a compris puis il m’a relâché », affirme Bienvenu Medje.
Cette situation a été commentée sur toutes les rues de la ville de Kisangani en diverses manières. D’aucuns se demandant les motivations du premier citoyen de la province de la Tshopo face à cette interpellation de l’enseignant de son enfant.
Pire encore, la question était à la une de tous les groupes WhatsApp qui se reconnaissent de la province de la Tshopo. Un débat houleux s’en est suivi dans le but de se rassurer de la véracité de l’information. Certains membres du cabinet du gouverneur de province se sont reservés de tous commentaires et d’autres ont niés les faits promettant de recoupper les informations afin de livrer la vraie version.
Une situation qui n’a pas laissé indifférente Maître Natalie POMO, une jeune avocate fervente dans des débats au sein du groupe whatsapp Grande orientale infos. Sa réaction se résume en ceci.
« Je suis vraiment sidéré de constater un abus du pouvoir dans la province qui m’a vue naître et grandir. J’avais étudié dans un lycée, Anuarite pour ne pas le citer. Les images que j’ai vues, et la cause qui a poussé cette manifestation me révoltent gravement. Je me mets à la place de cet enseignant, je pense en sa femme, en ses enfants et en tous les autres enseignants dont les cœurs sont brisés par cette jungle (sous réserve de me rassurer de la véracité). Nous avons tous été éduqués, instruits, châtiés, jamais nos parents, ni moins leurs collabos n’avaient enlevé, ni interpelé nos enseignants si bien qu’ils aient été ivres du pouvoir ou du lait. En tant que femme, je condamne cet acte qui tend à former une capricieuse et à rendre les enseignants de mes futurs enfants au néant. »
Jusqu’à présent aucune réaction de la part de l’autorité provinciale quant à ce sujet.
Est-ce le premier feuilleton en province de la Tshopo?
Jean Claude FUNDI




