La prostitution, un service et un métier de vie à Kisangani.
Certaines jeunes filles mangent à la sueur de leurs corps dans la commune de la Tshopo, ville de kisangani en province de Tshopo.
Le plus vieux métier du monde et le plus " bénéfique "étend ses tentacules dans la commune de la Tshopo, précisément sur la sixième avenue.
Ici, le commerce du corps a habité parmi les hommes de la terre.
Le Quartier général de ce marché corporel est établi sur la sixième avenue axe buta en diagonale de l'église 21e CENCA jusqu'à l'axe stade à l'église ARMEE DU SALUT.
Déjà à la tombée du jour, des jeunes filles latéralement nues arborent le long de l'avenue à ciel ouvert.
Elles abordent tout passant ,éventuel client.
Ce sont elles qui font le premier pas:" chéri, olobi nini ?(chéri tu dis quoi?)", faisant implicitement allusion à l'échange d'argent contre son corps.
<< Ça fait deux ans que je me prostitue pour me nourrir, me vêtir, mes parents étant décédés >> témoigne une fille de 16 ans révolus qui a requis l'anonymat.
Laisse-t-elle entendre, les mains non disciplinées, tantôt elles caressent sa poitrine proéminente, tantôt elles passent par son derrière imposant.
Sur ce tronçon, elles nombreuses comme de fil de fourmis.
Chacune exhibe ses rondeurs pour s'attirer les partenaires occasionnels et intempestifs.
Si celle-ci n'est pas à une robe qui laisse transparaître ses parties intimes, elle est en très munie jupe qui laisse trop à désirer.
Toujours sous l'anonymat, une autre jeune fille ,très brune avec une chevelure cramoisie, regrette d'être debout depuis trois heures sans client.<< Parfois je rentre mains bredouilles, Dans ces conditions, je diminue le prix jusqu'à 1000F (0.6usd) alors que d'ordinaire, nous acceptons 3.000F(1.5usd) >> a-t-elle laissé entendre, des goutes de sueurs lui descendent du visage à la poitrine.
Quand un homme est abordé, les négociations ne durent pas 5 minutes.
Les hommes évitent de traîner par peur d'être dévisagés.
Le tout se passe en plein aire, sauf l'exécution du contrat tacite qui a lieu dans une salle d'un immeuble inachevé, sur pagne qu'étale la partenaire, sous un arbre...
Les habitués connaissent le coin et préfère mieux parce-que même avec 1000F l'affaire est finie.
Les grandes filles aussi.
Les majeures aussi bien présentes sur le rendez-vous. Elles viennent pour plupart de très loin .
C'est devenu un grand centre des femmes qui marchandent à leurs risques et périls
" Il ya des militaires, des bandits... qui couchent avec nous pour ne rien nous donner, après, ils nous menacent et nous frappent.
C'est un travail difficile et dangereux.
Mon amie est restée infirme parce que, molestée par six hommes robustes " renconte une grande fille aux yeux rouges du sommeil.
Dans cet endroit, les journalistes sont des visiteurs indésirables avec leurs micros et caméras .
Surtout les hommes ne peuvent donner de la parole.
Pour la plupart des filles qui exercent ce métier, c'est la pauvreté, l'abandon ou le décès des parents qui motivent cette dépravation.
Mais pour les autres ,c'est le chômage et un bas niveau d'études.
Ce coin est très chaud, de 19h jusque tard la nuit.
Les marchandes restent debout, avec espoir d'être sollicitées.
Motif de l'appellation ( centre simama).
Mais l'acte ne dure pas longtemps.
Beaucoup d'entre elles, sont brutales. Une fois empocher l'argent, elles vous font voir toutes les couleurs.
L'usage du préservatif est obligatoire.
Le prix est triplé, si le client ne supporte pas le condom.
Au Quartier général, il n'ya pas de pudeur.
Les filles font tout pour séduire. Malheureusement, les timides leur place est ailleurs.
Il s'agit d'un commerce rude qui exige de l'endurance.
" Parfois je me drogue pour avoir du courage et supporter le nombre d'hommes qui varie selon l'horoscope". Indique une fille de 15 ans révolus. Et celles-ci d'ajouter,<< si Dieu me bénit, je peux avoir même six voir huit personnes, mais elles ne donnent pas le même montant>>.
La sixième avenue Tshopo devient ainsi l'un de quartier chaud et commercial nocturne sans oublier la quatrième avenue, les sites universitaires... la liste est exhaustive.
Les filles y exercent impunément ce métier honteux aux vues et sues des autorités communales ,urbaines et provinciales.
Chaque jour qui passe, ces filles se livrent à plusieurs exercices corporels très pénibles pour avoir un peu d'argent.
"C'est un travail qui use le corps et fait vieillir prématurément" affirme une trentenaire qui a requis l'anonymat.
Pour manger, elles doivent faire fonctionner le corps, elles transpirent à grosses goutes.
Joseph ofeleke
Penseur et chercheur libre et indépendant.
Kisangani : prostitution à grande échelle dans la commune Tshopo
février 03, 2020
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