Des figures pales, brûlées par le soleil, asséchées et méconnaissables, ces sont des pères et mères des familles fonctionnaires de l'état, assis à même le sol ou debout depuis des longues heures faisant la queue pour accéder dans la banque et d'autres veulent accéder dans leurs comptes via les distributeurs placés au murs des banques. Ces longs files d'attente sont observés du matin jusque tard dans la soirée sans que la majorité ne puisse accéder à la petite porte du distributeur automatique de billets !
L'on se croirait dans un lieu de deuil.
Ces différents fonctionnaires de l'état congolais, venus la plus part de l'intérieur du pays, sont venus toucher leurs dû ou salaire mensuel. Mais le calvaire, qui les attend n'est pas de moindre. Certains font 5 à 6 jours sans voir la couleur d'un billet de francs congolais, pourtant la disponibilité de leur argent n'est pas à démontrer.
Le problème ?
Est ce le système qui est médiocre? Est ce de l'incapacité des banques locales à pouvoir servir un certain nombre de la clientèle? L'obtention d'une carte électronique serait l'une des solutions.
Et c'est là aussi que commence un autre calvaire des fonctionnaires.
L'engouement devant les distributeurs automatiques de billets (DAB) n'est pas le moindre. Certaines personnes se réveillent très tôt pour espérer arrivées avant tout le monde et toucher calmement à leurs argent. Hélas, grande est leur désolation quand ils arrivent devant un DAB, ces fameuses machines cracheuses d'argent liquide soit hors connexion, soit Löw bat parce que le panneau n'a pas de charge faute d'un climat maussade, ou bien la disponibilité douteuse de billets de banque dans ces derniers.
Un sérieux problème pour des enseignants, par exemple, venant de l'intérieur de la province qui n'ont pas des contacts en ville. Ils sont obligés de passer nuit à la belle étoile devant ces fameux DAB attendant le rétablissement de la fameuse connexion ainsi espérer toucher leur dû et avant de rentrer rejoindre leurs foyers respectifs parfois à plusieurs kilomètres de Kisangani.
Un phénomène déplorable et inconcevables en plus inhumain.
Nous avons été voir plusieurs agents de l'état, qui ont requis l'anonymat et leur demander, histoire de se mettre dans le bain et savoir le fond du problème. Leurs exclamations étaient : Nzambe atalela biso likambu oyo ! (Que Dieu nous viennent en aide !)
Nzambe asunga Kaka (Que la volonté de Dieu soit faite !)
Des exclamations qui en disent long sur le calvaire et nous en diront pas assez, que subissent ces infortunés venant chercher les droits.
Nous sommes partis à la rencontre des certaines responsables de banques locales dans la ville de Kisangani, capital de la province de la tshopo, tous, malheureusement étaient indisponible.
La bancarisation, un malheur pour les agents de l'état ?
Au début, la carte électronique était une solution et intervention rapide. Son obtention était un soulagement. Mais situation s'empire au fur des jours, vue la croissance de la demande et ces cartes ne ressoudent plus le problème.
La dévalorisation du franc congolais devant le dollars Américain, elle, vient d'allonger la liste des difficulté des agents et fonctionnaires de l'état, étant donné que l'état congolais paie justement en francs congolais et que l'on devrait payer la banque en monnaie étrangère notamment, en dollars, se procurer une carte de crédit devient un sérieux problème. Le blocage commercial., qui est le fait que les banques octroient, parfois, des crédits à certains de ses clients. Et le remboursement se fait automatiquement coupé à la source ne facilite pas aussi la compréhension des tous ces salariés surtout quand la paie intervient avant le 25 !





