Pendant trois jours, soit du 4 au 6 septembre dans la capitale Kényane, sous le thème : « Promouvoir la croissance verte et des solutions de financement de l’action climatique pour l’Afrique et le reste du monde », les participants vont tenter de relever les défis urgents posés par le changement climatique. Mieux, ils devront trouver des solutions africaines à la lutte contre le changement climatique sur le continent et dans le monde.
Ce Sommet africain pour le climat devra aussi parvenir notamment à une déclaration commune de Nairobi, à présenter lors de la COP28 prévue fin novembre et début décembre 2023 à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.
La première journée du sommet a été consacrée aux discussions ministérielles. La deuxième journée prévoit les interventions des Chefs d’États et de Gouvernement. Le Premier Ministre Sama Lukonde va justement intervenir ce mardi pour donner la position de la RDC à ces discussions. Au troisième et dernier jour, il est attendu une déclaration commune des pays africains par rapport à la thématique principale.
Dans son allocution à l’ouverture de ces assises lundi, le président kényan, William Ruto, a émis le vœu que le sommet permette au continent de trouver un langage commun sur le développement et le climat afin de « proposer des solutions africaines » à la COP28. « Nous aspirons à définir un nouvel agenda de la croissance qui permette une prospérité partagée et un développement durable », a-t-il dit avant d’appeler la communauté internationale à dégager des fonds pour le continent et à alléger le poids de la dette pesant sur les pays africains.
Selon les organisateurs, près de 30 000 participants se sont accrédités à ce Sommet dont des Chefs d’États et de Gouvernement, des ministres, des entreprises publiques et privées, des organisations environnementales ou encore des activistes de la société civile.
Précisons que ce Sommet Africain pour le climat se tient en parallèle avec la Semaine Africaine du climat 2023, toujours à Nairobi. Il a pour objectif de mettre l’accent sur les solutions novatrices de croissance verte et de financement climatique pour l’Afrique et le Monde. Mais aussi, combler les lacunes du plan de mise en œuvre de Charm-el-Cheik en Égypte, en s’appuyant sur la feuille de route de la COP27.
Bien que dotée d’immenses ressources naturelles susceptibles d’amortir le réchauffement climatique, l’Afrique reste le continent le plus vulnérable au dérèglement climatique, subissant la sécheresse, les inondations, et bien d’autres catastrophes naturelles. Un paradoxe qu’il faut corriger.

