Le parlement des enfants et jeunes de province de la Tshopo a organisé, samedi, une séance plénière à la salle de réunion de la mairie de Kisangani. Au cours de cette activité, une thématique a été abordée, celle ayant trait au chômage des jeunes.
Pour Fabrice Debo, coordonnateur du parlement des enfants et jeunes cette thématique vaut son pesant d'or, d'autant plus qu'elle fait couler d'encres et salive au sein de la jeunesse Tshopolaise et congolaise en général.
" Beaucoup des jeunes se retrouvent dans la rue sous prétexte qu'il manquent d'emploi. Ils ne savent pas comment subvenir à leurs besoins. Et beaucoup de ces jeunes font des pratiques malsaines comme le vol, le cambriolage... ", a dit Fabrice Debo.
C'était une occasion pour les jeunes parlementaires de débattre en pleiniere, devant les autorités, les invités, les responsables des institutions de l'État, autour de cette thématique.
Des avis partagés parmi les parlementaires autour de ce qui ne favorise pas l'emploi des jeunes.
Certains ont évoqué l'idée selon lequel le gouvernement, les institutions ou les organisations recruteuses doivent alléger les critères souvent decourageants et qui bloquent l'emploi pour les jeunes.
Des expériences de plusieurs années, l'appartenance à des partis politiques ou des recommandations pour accéder un emploi, découragent plusieurs jeunes.
" Nous recommandons aux autorités de déboulonner le système pour permettre aux jeunes de se retrouver dans les institutions publiques ", ont-ils recommandé.
Certains ont encouragé les jeunes à se créer l'emploi plutôt que d'être quémandeur d'emploi.
" Mais aussi aux jeunes de travailler. De ne pas croiser le bras. Si l'État ne fait rien, nous devons faire des travaux champêtres. Nous devons quitter le toit parental, et nous prendre en charge ", ont en outre proposé.
A l'issue de cette rencontre, les jeunes parlementaires ont élaboré un procès verbal contenant les recommandations assorties de cette séance plénière à déposer auprès des ces institutions.
Cette séance plénière a été présidée par le Président du parlement des jeunes de la Tshopo, Benjamin Loyambi.
DLM

