« Nous sommes très heureux de la visite du maire de la ville de Kisangani, qui est venu s’enquérir de la situation socio-sécuritaire de la commune Kisangani. Tout le monde a des problèmes, mais les problèmes doivent trouver la solution. Nous avons présenté la situation sécuritaire au maire de la ville et il a noté, entre autres, l’assainissement, un projet que nous avons mis en place, la dotation des chefs des quartiers des Motorola. Et de notre côté, nous avons reçu les orientations de l’autorité urbaine, et nous allons faire notre part », a fait savoir Jupson Bokendi, bourgmestre de la commune Kisangani.
Les chefs de quartiers, également présents lors de cette visite, ont profité de l’occasion pour soumettre leurs doléances au maire. Ils ont évoqué plusieurs défis auxquels ils font face au quotidien. « Nous avons les difficultés des bureaux dans nos quartiers, monsieur le maire. Nos quartiers sont envahis par les militaires, pas d’intervention de la part de la police en cas de problèmes. Les habitants de notre commune utilisent déjà les sifflets, mais jusqu’à présent, ils sont encore insuffisants par rapport au nombre d’habitants. Nous avons besoin des outils de salongo qui sont aussi insuffisants pour le moment, et d’autres », ont-ils déclaré avec insistance.
En réponse, le maire de la ville a salué l’organisation et le sens de responsabilité du bourgmestre, malgré les ressources financières limitées dont dispose la commune. Il a souligné des avancées significatives par rapport à d’autres communes. Il a également encouragé les chefs des quartiers et des avenues à collaborer étroitement avec le bourgmestre, en lui fournissant régulièrement des informations utiles pour renforcer la sécurité locale et veiller à la bonne exécution de l’opération « Yebela voisin », axée sur la vigilance communautaire autour des dix maisons voisines.
Notons que la commune Kisangani, l’une des plus anciennes de la ville, comprend sept quartiers et de nombreuses avenues. Elle est essentiellement peuplée par les tribus Kimi et Arabiser.
Sandra Akuku

