Ituri : l’activiste Charité Banzabavi tire la sonnette d’alarme sur les exactions de la milice CODECO à Djugu

Ituri : l’activiste Charité Banzabavi tire la sonnette d’alarme sur les exactions de la milice CODECO à Djugu

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Djugu, lundi 21 juillet 2025 – La terreur continue de régner sur le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, où les attaques de la milice CODECO ne faiblissent pas. Charité Banzabavi, activiste des droits humains et coordonnateur de la société civile de la chefferie de Bahema Nord, a lancé un appel poignant à la communauté nationale et internationale face à la recrudescence des violences.

« Nous assistons à des scènes de barbarie insoutenables. Ce matin du 21 juillet, dès 7 heures, les miliciens CODECO ont pris pour cible le site de déplacés de L’Ingi, saccageant les biens des civils sans défense », a-t-il dénoncé dans un message transmis à la presse.

Selon Banzabavi, cette attaque s’inscrit dans une série d’exactions perpétrées dans plusieurs localités voisines, notamment Djangui, Arro, Irokpa et Uchadusi, où des familles déplacées croyaient avoir trouvé un semblant de refuge.

« Ces criminels pourchassent les déplacés jusque dans les zones censées être protégées. Femmes, enfants, vieillards : personne n’est épargné. Ce sont nos propres frères qui tombent, injustement massacrés », s’est-il indigné.

Face à cette spirale de violence, l’activiste plaide pour une réaction urgente des autorités congolaises, mais surtout pour un engagement accru des forces ougandaises (UPDF), déjà présentes dans la région dans le cadre des opérations conjointes.

« Cela fait plus de sept ans que nous vivons sous la menace permanente. Nous réclamons que les troupes de l’UPDF soient redéployées dans nos localités pour rétablir l’ordre. Le peuple de Djugu a trop souffert », a-t-il insisté.

La situation reste tendue dans la chefferie de Bahema Nord, notamment dans le groupement de Magobi, voisin de Bukwa, où une nouvelle attaque serait imminente contre le site de déplacés de Roho et le centre commercial de Largu, selon ses alertes.

Dans un message direct aux miliciens CODECO, Charité Banzabavi a lancé un vibrant appel à la conscience et au respect des droits humains :

« Cessez de tuer vos propres frères, vos mères, vos sœurs. Vous bafouez les principes sacrés de la vie. Un jour, vous devrez répondre de vos actes. Libérez les routes, laissez les civils circuler librement. Choisissez la paix plutôt que le sang. »

Malgré les risques et les menaces, l’activiste réaffirme sa détermination à défendre les droits des siens.

« Je suis Charité Banzabavi, défenseur des droits humains et coordonnateur de la société civile de Bahema Nord. Mon engagement est total pour la sécurité et la dignité de notre peuple. »


Néhémie Paluku et Vicko Meschack

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