À Mambasa, la Convention pour le Respect aux Droits Humains (CRDH) monte au front. L’organisation a réagi ce samedi 30 août à la sortie d’une frange de la société civile forces vives qui réclame le départ de l’entreprise Jeryson, chargée de l’entretien du tronçon Mambasa–Makeke (RN44).
Pour la CRDH, cette déclaration est « fantaisiste » et ne reflète pas l’opinion générale de la population. Elle rappelle que la route était impraticable depuis 1998 et que ce n’est qu’en février 2021, grâce à Jeryson, que le désenclavement de Mambasa a commencé. Les habitants ont retrouvé une liaison avec Beni après plus de vingt ans d’isolement.
Certes, reconnaît l’organisation, les travaux ne sont pas parfaits. Mais ils représentent une avancée qu’il serait dangereux de balayer d’un revers de main. La CRDH soupçonne même une manipulation orchestrée par « une poignée de personnes » plutôt qu’un consensus réel de la société civile.
Elle appelle donc à la convocation d’une assemblée générale extraordinaire, où le responsable de Jeryson devrait venir s’expliquer. Une démarche qui, selon elle, garantirait un débat démocratique et éviterait une décision précipitée.
« Le dialogue doit primer. Les acquis doivent être consolidés », martèle la CRDH, qui met en garde contre des querelles internes susceptibles de replonger Mambasa dans l’isolement routier.
Vicko Meschak

