À Bunia, l’Union des Associations Culturelles pour le Développement de l’Ituri (UNADI), qui regroupe les 21 communautés ituriennes, a exprimé son indignation après les violences subies mercredi 17 septembre à Beni par un groupe de jeunes envoyés pour un stage de professionnalisation. Recrutés et formés à Mahagi par le service de gardiennage TOP SIG, ces stagiaires ont été la cible d’actes jugés inciviques et insoutenables.
Réunis d’urgence le lendemain, les responsables de l’UNADI se sont interrogés sur les véritables raisons de ces agressions, suspectant une discrimination identitaire.
Ils rappellent qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, évoquant d’autres violences similaires enregistrées récemment à Butembo et désormais à Beni.
« Nous dénonçons avec fermeté et condamnons avec véhémence ces actes inhumains et irresponsables qui ne peuvent en rien favoriser la cohésion », ont-ils déclaré dans un communiqué.
L’organisation a exhorté la population iturienne à garder son calme, à rejeter toute tentation de vengeance et à privilégier la cohabitation pacifique.
Elle recommande aux leaders communautaires et aux associations de jeunes de Beni d’intensifier la sensibilisation au vivre-ensemble afin que de tels incidents ne se reproduisent plus.
L’UNADI en appelle également aux services de sécurité pour que toute la lumière soit faite sur ce dossier, et au service TOP SIG pour davantage de clarté dans ses procédures de recrutement et d’affectation. Elle assure enfin la communauté iturienne de son engagement à suivre ce dossier de près jusqu’au rétablissement des droits et libertés des victimes.
Vicko Meschack

