D’après les informations recueillies, des habitants auraient été contraints de verser entre 20.000 et 150.000 FC pour obtenir leur libération. Certains auraient même passé la nuit en détention pour ce seul motif. Plusieurs jeunes du village auraient été interpellés samedi dernier, ce qui a provoqué colère et indignation au sein de la communauté locale.
Dans une déclaration ferme, la LUCHA s’interroge : « Le salongo est-il devenu une obligation légale ? Depuis quand les forces de l’ordre, censées protéger la population, se transforment-elles en instruments de répression et d’extorsion ? »
Le mouvement rappelle que le rôle premier des forces de sécurité est d’assurer la protection des citoyens et non de monnayer leur participation aux activités communautaires.
En réaction, la LUCHA : condamne avec fermeté ces abus et tracasseries ; annonce le lancement prochain d’actions citoyennes d’envergure pour obtenir justice et mettre fin à ces pratiques.
Cet appel est adressé aux autorités locales, invitées à agir sans délai afin de garantir le respect des droits humains à Babungwe et dans l’ensemble du territoire de Mambasa.
Vicko Meschack

