Kisangani, 31 octobre 2025 – Une conférence-débat axée sur la lutte contre le cancer du sein a réuni vendredi plusieurs habitants de Kisangani autour de l’importance du dépistage précoce, de la prévention et de l’autopalpation. L’activité a été organisée par l’Association sans but lucratif Les Gens d’abord, Les Jeunes d’abord, avec l’appui financier de l’Agence belge de coopération internationale.
Selon la secrétaire exécutive de cette structure, le Dr Rachel Mukangi, cette rencontre visait à renforcer les connaissances de la population sur le cancer du sein afin d’encourager un dialogue communautaire autour de la prévention.
Elle a souligné que le manque d’information et de sensibilisation constitue l’une des principales causes du retard au dépistage, entraînant une forte mortalité féminine dans le pays.
Le Dr Georgette Mwetaminwa, intervenante principale, a pour sa part rappelé que le cancer du sein demeure la première cause de décès chez les femmes à travers le monde. Elle a mis en évidence plusieurs facteurs de risque, notamment l’âge tardif de la première grossesse, la puberté précoce, la ménopause tardive ou encore le manque d’allaitement. Elle a insisté sur le fait que plus une femme conçoit tôt et allaite, plus elle réduit son exposition à la maladie.
Abordant les aspects hormonaux, elle a expliqué que certaines hormones féminines, comme les œstrogènes, peuvent favoriser le développement du cancer, tandis que d’autres, comme la progestérone, jouent un rôle protecteur.
Organisée dans la salle du restaurant La Fourchette Boyomaise, cette rencontre a rassemblé des médecins, des acteurs sociaux et des partenaires de la santé, tous engagés à promouvoir des stratégies de prévention plus efficaces dans la communauté.
À travers cette initiative, l’ASBL Les Jeunes d’abord réaffirme sa volonté de briser le silence autour du cancer du sein et d’encourager les gestes simples d’autosurveillance, considérés comme la première étape vers une détection précoce et une meilleure prise en charge.
La Rédaction

