Tshopo : la société civile presse les autorités de résoudre la grève des agents de la SNCC à Kisangani

Tshopo : la société civile presse les autorités de résoudre la grève des agents de la SNCC à Kisangani

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Kisangani, 1ᵉʳ octobre 2025 – La grève déclenchée depuis lundi par les agents journaliers et coursiers de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), station de Kisangani, continue de paralyser les installations de l’entreprise. Face à cette crise persistante, la société civile provinciale, par la voix de Prince Héritier Isomela, président de la structure Sauti Ya Raiya, interpelle les autorités pour une solution urgente et durable.

Depuis le début du mouvement, les travailleurs ont verrouillé toutes les entrées de la SNCC. Ils réclament le paiement de plus de 50 mois d’arriérés de salaires ainsi que la régularisation de leur statut professionnel. « Tout ouvrier mérite son salaire. Ces travailleurs sont des chefs de famille, des locataires avec des obligations à honorer. Il est anormal qu’ils demeurent sans solution depuis plusieurs années malgré les recettes générées par la société », a fustigé Isomela.

Contrairement à d’autres contestations souvent émaillées de tensions, la grève des agents SNCC à Kisangani se déroule de manière pacifique, limitée aux installations de l’entreprise, sans débordements. Une attitude saluée par la société civile, qui appelle toutefois la direction générale de la SNCC à Lubumbashi, les autorités provinciales de la Tshopo ainsi que le ministère national des Transports et Voies de communication à assumer pleinement leurs responsabilités.

Les grévistes dénoncent également une marginalisation dans les recrutements internes, accusant la hiérarchie de favoriser les agents venus d’autres provinces, notamment du Haut-Katanga, au détriment des travailleurs locaux. Une pratique jugée discriminatoire et qui, selon eux, accentue leur précarité.

Pour la société civile, il devient urgent de procéder à une relecture du statut du personnel et d’adopter des mesures garantissant un traitement équitable de tous les agents, quelle que soit leur provenance. « Les cris de ces compatriotes doivent être entendus. Une issue favorable et rapide s’impose pour mettre fin à cette injustice sociale », a insisté Prince Héritier Isomela.

La grève des agents journaliers à la SNCC Kisangani révèle une fois de plus les failles structurelles qui minent l’entreprise publique : difficultés de trésorerie, problèmes de gouvernance et gestion contestée. Autant de défis qui mettent les décideurs devant un choix crucial : entre la survie économique de la société et l’exigence de justice sociale.

Trésor Makaya
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