Kisangani, 30 décembre 2025.- Réunis en assemblée générale extraordinaire ce mardi à la Faculté des sciences de l’Université de Kisangani, les professeurs membres de l’Association des Professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) ont exigé la libération immédiate et sans condition du professeur Jean-Pierre Pandatimu, condamné à douze ans de servitude pénale depuis le 6 mars 2023.
Dans une déclaration lue à l’issue de cette rencontre, le président de l’APUKIS, le professeur Jean-Pierre Lifoli, a indiqué que l’assemblée avait décidé d’introduire une pétition afin de solliciter une intervention jugée urgente et bienveillante des autorités compétentes dans l’affaire référencée RPA 207, opposant le ministère public au professeur Jean-Pierre Pandatimu devant la Cour de cassation.
Selon l’APUKIS, la condamnation du professeur Pandatimu, prononcée par la Cour d’appel de Kisangani le 6 mars 2023 dans une affaire liée à un conflit conjugal avec son ex-épouse, soulève de sérieuses préoccupations quant au respect de ses droits fondamentaux.
Le président de l’association a affirmé que, malgré l’introduction régulière d’un pourvoi en cassation et le fait que l’affaire ait été plaidée et prise en délibéré depuis le 22 janvier 2024, la Cour de cassation n’a toujours pas rendu son arrêt.
L’APUKIS dénonce ce qu’elle qualifie de retard injustifié, estimant que cette situation porte atteinte au droit du professeur à une justice équitable et dans un délai raisonnable.
Elle évoque également des faits survenus lors de l’exécution du jugement, notamment une tentative d’incendie du domicile du professeur par son ex-épouse, éléments qui, selon l’association, n’auraient pas été suffisamment pris en compte.
Face à cette situation, les professeurs de l’Université de Kisangani exigent notamment la libération immédiate du professeur Jean-Pierre Pandatimu, détenu depuis plus de 800 jours, ainsi qu’une prise en charge urgente de son dossier par le gouvernement de la République.
À défaut de satisfaction, l’APUKIS se réserve le droit d’engager des actions syndicales d’envergure, telles que des marches pacifiques, des grèves et d’autres formes de mobilisation.
L’association s’inquiète par ailleurs de l’état de santé du professeur Pandatimu. Selon un rapport médical évoqué lors de l’assemblée, son état physique et psychologique se détériorerait de manière alarmante, renforçant l’urgence de la situation.
Sandra Akuku et Bijoux Gumete

