La détermination des Forces armées de la République démocratique du Congo vient de se traduire par une avancée significative en Ituri, avec la reprise totale du centre de Bule, dans la chefferie des Bahema Badjere, territoire de Djugu.
Cette reconquête, annoncée officiellement par le Secteur opérationnel Ituri, fait suite à de violentes opérations offensives menées entre le 16 et le 17 janvier 2026, marquant un tournant majeur dans la stabilisation de cette zone longtemps sous menace armée.
Selon l’armée, les affrontements du vendredi 16 janvier ont permis de neutraliser onze miliciens, tandis que plusieurs autres ont été grièvement blessés. Les forces loyalistes ont également récupéré un important lot d’armes et de munitions, affaiblissant considérablement les capacités de nuisance des groupes armés actifs dans la région.
Cette action militaire a ouvert la voie à une reprise progressive et maîtrisée du contrôle sécuritaire. Confirmant la situation sur le terrain, le lieutenant Jules Ngongo Chikudi, porte-parole du Secteur opérationnel Ituri, a assuré que la position de Bule est désormais entièrement sécurisée.
Il a précisé que les FARDC avaient repris le contrôle de la zone dès le jeudi 15 janvier, avant de lancer des opérations de ratissage et des patrouilles de combat, destinées à consolider les acquis et à prévenir toute tentative de réoccupation par des éléments hostiles.
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre strict des directives du gouverneur militaire de l’Ituri et commandant des opérations, le lieutenant-général Jonny Luboya Kashama, dont l’objectif demeure le démantèlement définitif de la menace représentée par les éléments armés de la CRP dirigée par Thomas Lubanga.
Les autorités militaires estiment que ce groupe rebelle est désormais fortement affaibli, privé de moyens logistiques et confronté à de sérieuses difficultés opérationnelles.
Tout en se félicitant de cette avancée, le commandement militaire a appelé la population civile à faire preuve de vigilance et à collaborer activement avec les services de sécurité, notamment en signalant tout mouvement suspect ou toute tentative de dissimulation de combattants au sein des communautés.
Les FARDC rassurent enfin que les opérations de sécurisation se poursuivront sans relâche, jusqu’au rétablissement total de la paix et de l’autorité de l’État dans cette partie sensible de la province de l’Ituri.
La Rédaction

