Dans l’atmosphère solennelle du séminaire organisé par l’ONG YMAE RDC, la voix de François Maindi Mongama, secrétaire provincial de cette organisation citoyenne en Tshopo, a résonné avec force et clarté. Son discours sur l’état des lieux de l’éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté a mis en lumière les avancées, les défis et les perspectives d’un secteur stratégique pour l’avenir de la province et de la nation congolaise.
Dès l’entame, l’orateur a salué le rôle moteur de YMAE RDC, présentée comme une organisation de référence dans la formation d’une jeunesse disciplinée, responsable et consciente de son rôle citoyen. Une vision, a-t-il souligné, en parfaite harmonie avec les priorités du Gouvernement provincial de la Tshopo, conduit par le gouverneur Paulin Lendongolia.
Une gouvernance éducative tournée vers la réforme
François Maindi a rappelé que, depuis l’installation de l’actuel exécutif provincial, la Tshopo s’est engagée dans une dynamique de redressement et de modernisation du système éducatif. L’objectif est clair : restaurer l’autorité de l’État dans le secteur de l’éducation, améliorer les conditions d’apprentissage et former un citoyen profondément patriotique, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans cette perspective, les provinces éducationnelles Tshopo 1 et Tshopo 2 ont bénéficié d’un appui logistique conséquent. Plus de trente motos ont été mises à la disposition des inspecteurs chefs de pool, des sous-PROVED et d’autres cadres éducatifs, renforçant ainsi la supervision pédagogique, la présence de l’État dans les zones rurales et la lutte contre les dérives administratives.
Gratuité de l’enseignement et équité scolaire
La mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire a également occupé une place centrale dans le discours. Le Gouvernement provincial a accompagné cette politique par des actions de sensibilisation, de contrôle des frais illégaux et de régulation des effectifs scolaires. Pour François Maindi, cette réforme a permis d’élargir l’accès à l’école tout en réaffirmant un principe fondamental : l’éducation est un droit, non un privilège.
Le PDL-145, un tournant pour les infrastructures scolaires
Autre point majeur évoqué : le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145). Présenté comme un tournant historique, ce programme a permis la construction d’écoles modernes dans plusieurs territoires de la Tshopo, réduisant les inégalités territoriales et améliorant significativement l’accès à l’éducation en milieu rural. Toutefois, un appel ferme a été lancé aux entreprises adjudicataires afin d’accélérer les travaux et de respecter les délais de livraison.
Former des citoyens, pas seulement des élèves
Au-delà des infrastructures, le discours a insisté sur la complémentarité entre éducation et citoyenneté. Pour la province comme pour YMAE RDC, l’une ne peut aller sans l’autre. C’est dans cette logique que s’inscrit le projet PROFIFED, mis en œuvre par le secrétariat provincial de YMAE Tshopo, visant à sensibiliser plus de mille élèves de Kisangani aux valeurs de la nouvelle citoyenneté, à la lutte contre les violences basées sur le genre et aux droits et devoirs de l’enfant.
La campagne « École eza mombongo te », dont la 8ᵉ édition a été lancée à Kisangani en août 2025, a également été saluée comme un pilier de la lutte contre la marchandisation de l’éducation, renforçant la transparence et la vigilance citoyenne.
Un plaidoyer pour un partenariat responsable
En conclusion, François Maindi a formulé un plaidoyer clair à l’endroit du Gouvernement central et des partenaires techniques et financiers. La Tshopo, a-t-il insisté, ne réclame pas l’assistanat, mais un partenariat fondé sur l’excellence, la responsabilité partagée et la redevabilité, afin de consolider les acquis et bâtir une jeunesse instruite, disciplinée et responsable.
Dans une chute empreinte d’engagement et d’espoir, le secrétaire provincial de YMAE RDC a rappelé que l’éducation est une chaîne de responsabilités où l’État, les provinces et les partenaires doivent agir ensemble. Sous le leadership du gouverneur Paulin Lendongolia, la Tshopo affirme avoir fait sa part et tend la main pour construire, avec tous les acteurs, l’avenir de sa jeunesse et de la nation.
La Rédaction

