À Kisangani, la panne du groupe n°1 de la centrale hydroélectrique de la Tshopo n’est pas seulement un incident technique. Elle est devenue un terrain fertile pour les rumeurs et la désinformation. En se rendant personnellement sur le site, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a voulu couper court aux spéculations et ramener le débat sur le terrain des faits, appelant la population au calme et à la vigilance face aux manipulations relayées sur les réseaux sociaux.
Une visite pour rétablir la vérité
Face à l’émotion suscitée par l’arrêt temporaire du groupe n°1, le gouverneur de la Tshopo a effectué une visite d’inspection à la centrale hydroélectrique. Objectif : s’imprégner de la situation réelle et rassurer la population sur la nature strictement technique de l’intervention en cours.
Sur place, il a rappelé que la gestion des services publics repose sur des données concrètes et des évaluations techniques, et non sur des informations non vérifiées circulant en ligne.
Des instructions fermes pour une solution durable
À l’issue de cette descente, des directives claires ont été données aux responsables de la SNEL afin d’accélérer les travaux. Le gouverneur a insisté sur la nécessité d’agir avec célérité, tout en privilégiant une réparation de fond. L’objectif affiché est d’éviter des pannes répétitives et de garantir à la ville de Kisangani une stabilité énergétique sur plusieurs mois, même si des ajustements techniques peuvent parfois allonger légèrement les délais annoncés.
Une réalité technique, loin des spéculations
Les équipes de la SNEL expliquent que le groupe n°1, récemment remis en service après plusieurs années d’arrêt, était en phase probatoire. Des contrôles techniques ont permis de détecter des anomalies après plus de mille heures de fonctionnement, rendant indispensable un arrêt préventif pour corrections.
Pour le moment, seul le groupe n°2 alimente la ville, avec une capacité réduite, ce qui impose un régime de délestage temporaire durant la période des travaux programmés.
Par cette visite et cet appel à l’apaisement, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga a voulu recentrer le débat : oui, la situation est contraignante pour la population, mais elle est maîtrisée et encadrée.
En dénonçant la manipulation et les rumeurs, l’autorité provinciale invite les Boyomais à faire confiance aux canaux officiels et à la responsabilité collective, condition essentielle pour traverser cette période transitoire sans tensions inutiles.
Dido LIBOGA

