Kisangani, 23 mars 2026.– Les trois premiers jours d’un atelier de cinq jours consacré à l’évaluation de la formation initiale des enseignants du secondaire s’est clôturé lundi à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, dans le cadre du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF).
Organisée avec l’appui du Gouvernement congolais et de la Banque mondiale, cette activité s’inscrit dans une démarche nationale visant à améliorer la qualité de la formation initiale des enseignants dans les Instituts supérieurs pédagogiques (ISP).
Selon le Professeur Émérite Kabule Wetu Weva, consultant international du PAAF, cet atelier a permis de mener une évaluation approfondie basée sur des données probantes recueillies auprès des principaux acteurs du secteur éducatif.
« Il s’agit de comprendre, à partir de l’expérience réelle des acteurs concernés, comment la formation initiale des enseignants est vécue et quelles améliorations peuvent être apportées pour en renforcer la qualité », a-t-il expliqué.
L’évaluation repose sur une approche participative intégrant plusieurs catégories d’acteurs, notamment les responsables des ISP, les enseignants, les étudiants, les écoles secondaires, ainsi que les services de l’Inspection générale et les partenaires techniques et financiers.
Les travaux en focus groupes ont été structurés autour de cinq thématiques clés, à savoir : la cartographie des ISP en lien avec les écoles secondaires, la gouvernance des établissements, les mécanismes de financement, la qualité et la performance de la formation, ainsi que la mise en œuvre du système Licence-Master-Doctorat (LMD).
D’après le consultant international, les échanges ont permis aux participants d’exprimer librement leurs perceptions, en mettant en évidence les forces, les faiblesses, les opportunités et les défis du système actuel de formation des enseignants.
« Les résultats enregistrés sont globalement satisfaisants, dans la mesure où les parties prenantes ont activement contribué à l’identification des pistes d’amélioration en vue de renforcer l’efficacité du dispositif de formation », a-t-il indiqué.
La collecte des données se poursuit dans un échantillon de 11 Instituts supérieurs pédagogiques à travers le pays, dont six ont déjà été couverts. Cette phase sera suivie d’une analyse approfondie des informations recueillies par le Consultant International.
Un rapport préliminaire sera ensuite soumis aux parties prenantes pour observations et validation, avant l’élaboration d’un rapport final destiné à orienter les réformes et les stratégies d’amélioration de la formation initiale des enseignants du secondaire en République démocratique du Congo.
Les participants ont salué la tenue de cet atelier, soulignant qu’il a contribué à renforcer leurs capacités et à susciter un engagement accru en faveur de l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
Le PAAF est un projet du Gouvernement de la République démocratique du Congo, bénéficiant de l’appui technique et financier de la Banque mondiale, et visant notamment à promouvoir l’éducation et l’autonomisation des filles.
La Rédaction

