Alors que plusieurs communes de Kisangani bénéficient d’une modernisation progressive de leurs infrastructures routières, la commune de Lubunga reste en marge de ce développement, suscitant colère et incompréhension au sein de la population.
Pour attirer l’attention des autorités, la jeunesse locale, appuyée par la société civile, a organisé une marche pacifique afin de dénoncer la situation préoccupante qui prévaut dans leur entité. Parmi les voix les plus engagées, celle de Bienvenue Atshalina, l’un des porte-parole du mouvement, qui a dressé un tableau alarmant de la réalité sur le terrain.
Selon lui, malgré les fonds annoncés pour les travaux de voirie, aucun chantier n’a été lancé à Lubunga, contrairement à d’autres communes comme Makiso, Mangobo ou encore Kabondo, où les routes sont déjà asphaltées et équipées de caniveaux modernes.
Les raisons évoquées pour justifier ce retard portent notamment sur des difficultés logistiques liées au transport des matériaux ou encore sur des conflits avec certaines communautés locales. Toutefois, pour la société civile, ces explications ne suffisent pas à justifier l’absence d’avancées concrètes.
« Nous constatons avec amertume qu’il y a une tentative de détournement des fonds destinés à ces travaux », a affirmé Bienvenue Atshalina, appelant à une réaction rapide des autorités compétentes.
Dans son plaidoyer, il invite le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à exiger des explications claires auprès des responsables du projet et à initier des enquêtes afin d’établir les responsabilités.
Pour les habitants de Lubunga, l’espoir demeure de voir leur commune sortir de cet isolement infrastructurel et bénéficier, à l’instar des autres entités de Kisangani, de routes modernes capables de soutenir le développement économique et social local.
Trésor MAKAYA TA

