Tshopo : l’UNPC dénonce l’enlèvement du journaliste Serge Sindani à Kisangani

Tshopo : l’UNPC dénonce l’enlèvement du journaliste Serge Sindani à Kisangani

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Kisangani, 03 mars 2026.- L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section provinciale de la Tshopo, a exprimé mardi sa profonde indignation à la suite de l’enlèvement du journaliste Serge Sindani, interpellé à Kisangani par des agents se réclamant de l’Agence nationale de renseignements (ANR), dans des circonstances jugées préoccupantes par la corporation.

Selon le communiqué rendu public le 03 mars, Serge Sindani, directeur général du Groupe Roméo et Sœurs, responsable du média en ligne kis24.info et correspondant de Beto.cd, a été appréhendé aux alentours de 12 heures locales au siège du FRIVAO, avant d’être conduit à bord d’un véhicule sans qu’aucune explication officielle ne lui soit fournie sur-le-champ. 

À en croire l’UNPC/Tshopo, le journaliste n’aurait, à ce stade, reçu aucune notification formelle des faits qui lui sont reprochés, ni été entendu dans le cadre d’un procès-verbal établissant d’éventuelles charges à son encontre.

Pour l’organisation professionnelle, une telle procédure constitue une violation flagrante des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment le droit à la défense et à une procédure régulière. 

Elle rappelle que la liberté de la presse et la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier demeurent des piliers essentiels de tout État de droit, et que toute entorse aux règles légales fragilise l’édifice démocratique.

Dans sa déclaration, l’UNPC/Tshopo condamne fermement cette manière d’interpeller un professionnel des médias et exige la notification immédiate des faits reprochés à Serge Sindani. Elle demande également qu’il bénéficie sans délai de l’assistance d’un conseil et du respect strict de ses droits légaux, tout en appelant à sa libération immédiate si aucune charge légalement fondée ne peut être retenue contre lui.

L’organisation invite par ailleurs les autorités compétentes à garantir la sécurité et la liberté des journalistes exerçant à Kisangani et dans l’ensemble de la province de la Tshopo, estimant que ce type d’incident crée un climat d’intimidation préjudiciable à toute la corporation. 

Tout en restant mobilisée, l’UNPC affirme suivre de près l’évolution de cette situation qu’elle qualifie de préoccupante, dans l’attente d’éclaircissements officiels susceptibles de dissiper les inquiétudes au sein du monde médiatique.

La Rédaction 

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