La terreur continue de frapper la province de l’Ituri. Dans la nuit du mercredi au jeudi 14 mai 2026, la localité de Biakato, située dans le territoire de Mambasa, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF, affiliés au groupe État islamique. Cette nouvelle incursion armée, survenue aux environs de 23 heures, a coûté la vie à plusieurs civils et semé la panique au sein de la population.
Selon les informations livrées par Me Jospin Paluku Mbowa, des combattants lourdement armés ont fait irruption dans la zone malgré les alertes lancées plus tôt dans la journée par les habitants craignant une nouvelle offensive rebelle.
Le bilan provisoire fait état de trois civils tués par balles réelles ainsi que de cinq maisons incendiées par les assaillants avant leur repli vers la brousse. Cette attaque ravive le traumatisme des populations locales, régulièrement confrontées aux violences des groupes armés actifs dans cette partie de l’Ituri.
Face à cette nouvelle tragédie, la population dénonce une insuffisance des opérations militaires menées dans la région. « Depuis l’attaque du 7 mai dernier à Biakato, l’ennemi n’a jamais été poursuivi en profondeur dans la brousse par les forces loyalistes », a regretté Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise.
Ce dernier estime que la situation sécuritaire demeure préoccupante malgré l’état de siège instauré depuis cinq ans dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Selon lui, les civils continuent de payer le plus lourd tribut face à la persistance des attaques rebelles.
Alors que la peur gagne davantage les habitants de Biakato et des localités voisines, aucune communication officielle des autorités militaires n’avait encore été publiée jusqu’à présent au sujet de cette nouvelle attaque. Sur le terrain, les populations appellent à des opérations militaires plus offensives afin d’empêcher de nouvelles violences contre les civils.
Néhémie Paluku

