Selon plusieurs sources locales, la colère de la population est partie de la mort d’un jeune garçon présenté par les équipes sanitaires comme une victime de l’épidémie d’Ebola. Des habitants, refusant de croire à cette version, ont tenté de récupérer de force le corps du défunt, provoquant une situation de forte tension entre la population et les agents de santé de l’Hôpital général de Rwampara.
Sur place, des jeunes en colère auraient lancé des projectiles contre les installations sanitaires avec l’intention de vandaliser l’établissement hospitalier.
Contacté par notre rédaction, l’acteur politique et vice-président national du parti A2RC, Luc Malemba, a confirmé les faits tout en dénonçant une situation préoccupante pour les équipes de riposte.
« Une partie de la population ne croit pas à l’existence de l’épidémie et soupçonne les structures sanitaires ainsi que certaines ONG de vouloir profiter de cette situation. Cela complique énormément le travail des équipes engagées dans la riposte », a-t-il déclaré.
Face à cette montée de méfiance, Luc Malemba appelle les autorités provinciales à impliquer davantage les leaders communautaires et d’opinion afin de renforcer la sensibilisation de la population sur les dangers réels de la maladie à virus Ebola.
Cette nouvelle tension intervient alors que l’Ituri reste au centre de la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo, avec plusieurs zones déjà placées sous surveillance sanitaire renforcée.
Hilter Mulimani

