Les conclusions de l’Inspection générale des finances (IGF) viennent jeter un nouvel éclairage sur le dossier du financement des travaux d’infrastructures au Kasaï Central. Contrairement aux accusations de détournement et de mauvaise gestion visant le Directeur général du Bureau central de coordination (BCECO), le rapport de l’IGF pointe plutôt l’insuffisance des financements comme principale cause du retard d’exécution des projets.
Dans ce document adressé au Directeur général du BCECO, dont une copie est parvenue à la rédaction, l’IGF révèle que le niveau de financement des projets concernés n’atteint que 27 %.
Malgré cette contrainte budgétaire, les travaux se poursuivent grâce au préfinancement assuré par l’entreprise Safrimex.
Ces conclusions sont perçues par plusieurs observateurs comme un désaveu des accusations portées contre le responsable du BCECO, désormais considéré par une partie de l’opinion comme blanchi des soupçons de détournement.
Au Kasaï Central, la Société civile du peuple a salué la démarche de l’IGF, estimant que cette enquête contribue à mettre fin aux spéculations et aux accusations jugées infondées autour de la gestion des fonds destinés aux infrastructures.
Toutefois, l’IGF ne ferme pas totalement le dossier. L’institution financière réclame encore des éclaircissements sur plusieurs aspects, notamment les conditions d’attribution de certains marchés à Safrimex ainsi que sur d’autres éléments liés à la gestion globale des projets d’infrastructures dans la province.

