Arrivé samedi dans le chef-lieu de la province, le ministre de la Santé a présidé une réunion avec les partenaires techniques et financiers de la riposte, aux côtés du gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga.
Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer la situation épidémiologique et de définir des mesures adaptées pour contenir rapidement le foyer d’Ebola et empêcher sa propagation vers d’autres provinces du pays.
Les échanges ont porté sur la nécessité de renforcer la surveillance, la prise en charge des malades et les mécanismes de prévention, particulièrement dans la ville de Kisangani, considérée comme un carrefour stratégique reliant l’Est et l’Ouest de la République démocratique du Congo par voie routière, fluviale et aérienne.
Au cours de cette réunion, le chef de division provinciale de la Santé, Bienvenu Ikomo Bitalo, a présenté au ministre la situation épidémiologique actualisée. Il a indiqué que quatre cas confirmés de la maladie à virus Ebola sont actuellement enregistrés dans la ville de Kisangani, répartis dans trois zones de santé, à savoir Makiso-Kisangani, Mangobo et Lubunga.
Selon les données présentées, deux cas confirmés sont recensés dans la zone de santé de Makiso-Kisangani, un à Mangobo et un autre à Lubunga. La province compte également 129 contacts cumulés, 40 cas suspects et deux décès.
« Makiso-Kisangani demeure l’épicentre de l’épidémie avec 18 cas suspects, deux décès et 27 contacts actifs », a précisé Bienvenu Ikomo Bitalo. La zone de santé de Mangobo compte un cas confirmé, quatre cas suspects et 35 contacts actifs, tandis que Lubunga présente un cas confirmé, trois cas suspects et 12 contacts actifs.
Le responsable de la santé publique dans la Tshopo a également fait savoir que 45 alertes ont été enregistrées jusqu’au 10 juillet 2026. Parmi elles, 30 ont été investiguées et 25 cas suspects ont fait l’objet de prélèvements pour des analyses.
Après cette réunion, le ministre Samuel Roger Kamba a visité le Centre de traitement de la maladie à virus Ebola installé à l’hôpital du cinquantenaire de Kisangani, afin de s’enquérir des conditions de prise en charge des deux patients internés ainsi que des conditions de travail du personnel médical mobilisé.
Il s’est ensuite rendu au port de l’ex-Onatra, accompagné du chef de l'executif provincial ainsi que du ministre provincial de santé, Dr Simon Bokongo pour évaluer les mesures de contrôle et de prévention mises en place avant l’embarquement des personnes, dans le cadre de la lutte contre la propagation de la maladie.
La mission du ministre intervient dans un contexte où le risque d’expansion rapide de l’épidémie reste élevé, en raison des mouvements des populations et des connexions de Kisangani avec plusieurs provinces du pays. Les autorités sanitaires et leurs partenaires restent mobilisés pour contenir le foyer épidémique de la Tshopo.
Bijoux Gumete et Dido LIBOGA

