Uvira, 02 septembre 2026.- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent de nouvelles avancées dans les hauts plateaux d’Uvira et de Fizi, au Sud-Kivu, avec un bilan de 23 combattants neutralisés, 11 redditions et la récupération de plusieurs armes au cours des opérations militaires.
D’après le bilan communiqué par le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, ces opérations ont été menées contre une coalition composée, selon l’armée, du RDF/M23, des Twirwaneho et de Red Tabara.
Dans les hauts plateaux d’Uvira, les FARDC affirment avoir repris le contrôle de Malimba, Masango, Ruhua et Rubarati. Quinze combattants auraient été neutralisés dans cette zone, tandis que six autres se seraient rendus avant d’être acheminés vers Uvira.
L’armée rapporte également la découverte d’une fosse commune à Masango, où seraient enterrés des civils tués pendant la période d’occupation de cette agglomération. Cette information reste à vérifier et devra faire l’objet d’enquêtes indépendantes afin d’en établir les circonstances et les responsabilités.
Sous la pression des opérations militaires, les combattants du M23, des Twirwaneho et leurs alliés auraient effectué un repli vers Kashongo et Magunda, deux localités considérées comme stratégiques dans la région de Minembwe.
Dans les hauts plateaux de Fizi, les FARDC font état de nouvelles positions reprises, notamment à Kamimbi, Nagishashu et Irumba, dans le groupement de Basimunyaka Sud. Huit combattants auraient été neutralisés et cinq autres se seraient rendus au cours des affrontements.
Face à cette situation sécuritaire, les FARDC appellent les populations des zones concernées au calme et les exhortent à continuer de faire confiance à l’armée nationale. Elles assurent poursuivre les opérations pour restaurer l’autorité de l’État et protéger les populations civiles.
Pour l’armée, ces avancées constituent une étape supplémentaire dans les efforts visant à reconquérir les zones affectées par les violences et à créer les conditions d’un retour durable de la paix au Sud-Kivu.
Néhémie Paluku

