Bas-Uélé : le Gouverneur promet des poursuites judiciaires contre des insultes sur les réseaux sociaux

Bas-Uélé : le Gouverneur promet des poursuites judiciaires contre des insultes sur les réseaux sociaux

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Le ton est monté à Buta. Face à la recrudescence de propos jugés injurieux, diffamatoires et outrageants visant les autorités nationales et provinciales, le Cabinet du Gouverneur du Bas-Uélé a décidé de frapper fort. Dans un communiqué officiel publié le 6 septembre 2025, il met sévèrement en garde tous les auteurs de ces dérives numériques. Désormais, aucun acte de ce type ne sera toléré.

Le document dénonce des comportements irresponsables, largement relayés dans des groupes de discussion en ligne, et qui constituent « une atteinte grave à l’honneur et à l’autorité des Institutions, mais relèvent surtout d’infractions punies par les lois de la République ». 

Pour y mettre un terme, des instructions fermes ont déjà été données aux services compétents afin d’identifier les fauteurs de troubles et les traduire devant la justice. 

« Tout récidiviste ou complice, quel que soit son statut, sera tenu responsable et subira la rigueur de la loi », insiste le communiqué.

Le Cabinet vise également les administrateurs de groupes de réseaux sociaux. Dorénavant, leur responsabilité sera engagée. S’ils ne prennent pas immédiatement des mesures de modération pour retirer tout contenu diffamatoire, ils seront considérés comme co-auteurs et poursuivis au même titre que les auteurs directs des propos incriminés.

Tout en rappelant que la Constitution garantit la liberté d’expression, le communiqué insiste sur une ligne rouge : « la liberté d’expression ne saurait être confondue avec la liberté d’insulte ». 

Le texte martèle que l’honneur des Institutions et de ceux qui les incarnent doit être scrupuleusement respecté. 

« La tolérance a des limites. L’autorité de l’État sera défendue avec fermeté », conclut-il, en se référant au Code pénal congolais et à l’Ordonnance-loi N°23/010 du 13 mars 2023 portant code du numérique.

Un avertissement clair qui sonne comme une dernière sommation : sur les réseaux sociaux, toute attaque verbale contre les autorités pourrait désormais coûter cher à ses auteurs comme à ceux qui laissent passer.


Dido L
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