À l’issue d’une réunion tenue ce samedi 28 février 2026 à Kisangani, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, est revenu sur le réquisitoire transmis par le parquet près la Cour de cassation visant sa personne, tout en appelant au respect strict de la procédure légale.
Selon le Chef de l'executif provincial, il a répondu à une invitation du bureau de l’Assemblée provinciale de la Tshopo reçue il y a près de deux jours. L’objet de la convocation portait sur un réquisitoire émanant du Procureur général près la Cour de cassation, sollicitant l’autorisation d’instruction à sa charge.
« Ce réquisitoire daterait de plus de cinq mois et je n’en avais jamais été officiellement saisi. Ce n’est qu’aujourd’hui que j’en apprends l’existence », a déclaré le gouverneur, précisant vouloir que l’examen du dossier se fasse dans le strict respect des textes.
Il a, à cet effet, sollicité que la question soit débattue à son retour de Kinshasa, où il est invité à participer au forum national sur les affaires coutumières, initié par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, prévu du 2 au 5 mars 2026. Le bureau de l’Assemblée a accédé à sa demande.
M. Lendongolia a rappelé que la procédure prévoit que l’autorité judiciaire émettrice du réquisitoire vienne défendre son document devant l’organe compétent, tandis que lui-même présentera ses moyens de défense. Si ces derniers ne sont pas jugés convaincants, le bureau pourrait alors autoriser l’ouverture d’une instruction, étape préalable destinée à faire toute la lumière sur l’affaire.
Réaction de l’Assemblée provinciale
Dans un communiqué signé par son Rapporteur, l’honorable LOKESA BOMBOLI Paul, l’Assemblée provinciale indique que son bureau, mué en commission spéciale, s’est réuni pour poursuivre l’examen du réquisitoire n°4046/RMP V/0235/PGCCAS/KKN/VON/2025 du 24 novembre 2025, introduit par le Procureur général près la Cour de cassation aux fins d’obtenir l’autorisation d’instruction à charge du gouverneur, réhabilité par la Cour constitutionnelle.
Après lecture du document par le Rapporteur, une copie a été remise au gouverneur à sa demande. Celui-ci a remercié les membres de la commission et sollicité un délai, invoquant son déplacement imminent pour Kinshasa.
La commission lui a toutefois rappelé que, juridiquement, sa défense devrait en principe être assurée devant le Procureur général près la Cour de cassation, l’initiative de la procédure n’émanant pas de l’Assemblée provinciale.
Néanmoins, par compréhension, elle lui a accordé la possibilité de transmettre par écrit ses éléments de réponse au plus tard le vendredi 6 mars 2026 à midi, date butoir pour la clôture des travaux en commission et la délibération du Bureau faisant office de plénière.
La Rédaction

