Tshopo : Accord de paix institutionnelle, CT Véronique Mokoto dénonce des accusations « gratuites » visant la communauté de Basoko

Tshopo : Accord de paix institutionnelle, CT Véronique Mokoto dénonce des accusations « gratuites » visant la communauté de Basoko

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Kisangani, 15 mars 2026.- Une vive polémique s’est invitée dans le débat politique dans la province de la Tshopo après des propos attribués à un ressortissant de la province sur les réseaux sociaux, accusant la communauté de Basoko d’avoir influencé la signature de l’accord de paix institutionnelle entre l’Assemblée provinciale et l’Exécutif provincial.

Dans une réaction ferme, Véronique Mokoto, secrétaire de l’Union pour le Développement de Basoko (UDEBA) et présidente des jeunes de cette organisation, a dénoncé ce qu’elle qualifie « d’accusations gratuites et irresponsables » visant à impliquer toute une communauté dans un processus politique qui relève des institutions provinciales.

Elle a indiqué que tous les habitants de la Tshopo sont informés de l’accord de paix signé entre l’Assemblée provinciale de la Tshopo et l’Exécutif provincial, ce jeudi 12 mars 2026 à Kinshasa.

« Cependant, il est étonnant de constater qu’un certain Monsieur Guy Ramy, ressortissant de la Tshopo, s’illustre sur les réseaux sociaux en affirmant, au nom de Basoko, que cette communauté serait derrière cet accord et aurait manipulé le président de l’Assemblée provinciale, Monsieur Mateus Kanga, pour accepter de le signer. Quelle audace ! Le président de l’Assemblée provinciale est-il originaire de Basoko pour se laisser manipuler par cette communauté ?», a-t-elle dit dans un ton ferme. 

Selon elle, l’accord signé le 12 mars 2026 à Kinshasa entre l’Assemblée provinciale et l’Exécutif provincial est avant tout le résultat d’une démarche institutionnelle visant à restaurer un climat de stabilité politique dans la province, après plusieurs tensions entre les deux institutions.

La secrétaire de l’UDEBA rappelle par ailleurs que la décision de la Cour constitutionnelle ayant réhabilité le gouverneur dans ses fonctions ainsi que l’échec des différentes tentatives de destitution ont conduit les deux parties à privilégier la voie du dialogue et de la paix institutionnelle dans l’intérêt supérieur de la Tshopo.

Face aux accusations relayées sur les réseaux sociaux, elle s’interroge sur les motivations d’une telle démarche qui, selon elle, tend à stigmatiser inutilement une communauté entière sans la moindre preuve.

« Et lorsque Monsieur Guy Ramy parle de Basoko, fait-il référence à une personne précise ou à toute une communauté ? Accuser toute une communauté sans la moindre preuve est non seulement injuste, mais également dangereux pour la cohésion sociale et la paix que nous devons préserver dans notre province. À ce sujet, je condamne avec la plus grande fermeté ces propos. Il s’agit là d’affirmations gratuites et irresponsables. », a-t-elle dénoncé. 

Pour la C.T Véronique Mokoto, les débats politiques doivent se mener avec responsabilité et respect, sans recourir à des propos susceptibles de fragiliser la cohésion sociale dans la province.

Elle a enfin rappelé que la communauté de Basoko ne saurait être utilisée comme « marchepied » pour des accusations infondées, appelant les acteurs politiques et sociaux à privilégier un discours responsable afin de préserver l’unité et la paix dans la Tshopo.

Cette réponse de CT Véronique Mokoto intervient après un post publié sur la page Facebook de Guy Ramy Lonia réagissant au sujet d'un accord de paix signé dernièrement à Kinshasa entre Paulin Lendongolia, gouverneur de province et Mateus Kanga, Président de l'Assemblée provinciale de la Tshopo.
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