Tshopo : lancement à Kisangani d’un programme de subvention de recherche sur le génocide en RDC

Tshopo : lancement à Kisangani d’un programme de subvention de recherche sur le génocide en RDC

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Kisangani, 10 mars 2026 – Un programme de subvention destiné à soutenir la recherche académique sur les crimes de génocide commis en République démocratique du Congo a été officiellement lancé lundi à l’amphithéâtre de Université de Kisangani (UNIKIS), lors d’une conférence-débat consacrée au thème « Génocost, génocides et conflits ».

L’initiative est portée par la commission mixte réunissant le Fonds national de réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) et la Commission interinstitutionnelle d’appui aux victimes et d’accompagnement des réformes (CIAVAR). 

Elle vise à encourager les chercheurs et les étudiants à documenter scientifiquement les violences et massacres perpétrés dans le pays.
Selon Blaise Khasa, directeur des études et enquêtes du FONAREV, l’implication du monde universitaire est indispensable pour mieux comprendre les causes profondes des conflits et prévenir leur répétition.
« Nous attendons une participation massive des étudiants, car ce programme leur permet d’orienter leurs recherches vers les problèmes réels de la société et de contribuer à mieux comprendre les conflits », a-t-il déclaré lors du lancement de cette initiative.

Le programme prévoit un appui financier aux étudiants, chercheurs et centres de recherche des universités de Kisangani. La sélection des projets sera basée sur la qualité scientifique des travaux soumis. À terme, le programme devrait s’étendre à d’autres provinces du nord-est du pays, notamment le Bas‑Uélé, le Haut‑Uélé et l’Ituri.

La conférence a été marquée par plusieurs panels. Le premier, animé par le professeur Serge Makaya, a porté sur la mise en contexte du Génocost et des génocides. Les participants ont ensuite suivi un second panel présenté par Chris Shematsi et Justin Bahirwe, consacré à l’intention génocidaire dans les stratégies de massacres commis en RDC.

La rencontre a également été marquée par la projection de la vidéo NYOTA, avant un troisième panel dédié au programme de subvention de la recherche sur le Génocost, animé par Blaise Khasa.
Intervenant lors du premier panel, le professeur Serge Makaya a souligné que l’université constitue un cadre privilégié pour permettre aux étudiants de s’approprier ces questions et de contribuer à la documentation scientifique des violences ayant marqué l’histoire récente du pays.

Il a précisé que le génocide est un concept juridique défini par le droit international, tandis que le Génocost représente un label mémoriel rendant hommage aux victimes des crimes commis en RDC depuis plus de trois décennies, dont la commémoration est célébrée chaque Journée du Génocost le 2 août.

Pour sa part, le recteur intérimaire de l’UNIKIS, le professeur Katwala Katate, a insisté sur l’importance de préserver la mémoire collective à travers la recherche scientifique. 

Il a encouragé les étudiants et les chercheurs à s’engager dans l’étude des conflits et des génocides qui ont affecté Kisangani, victime de la guerre de un, trois et six jours menées par les armées étrangères, estimant que cette démarche contribuera à sensibiliser la population et à prévenir la répétition de telles tragédies.

La Rédaction

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