Kisangani, 14 mars 2026 – Plus de 40 jeunes ont pris part, samedi, à un atelier marquant le lancement de l’initiative Green Network, financée par l’organisation Conserv Congo, dans le cadre de la consultation des jeunes et des peuples autochtones de la province de la Tshopo sur le projet du couloir vert Kivu-Kinshasa.
Organisé à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, cet atelier visait à sensibiliser les jeunes et les communautés locales sur ce projet environnemental d’envergure qui relie l’Est à l’Ouest de la République démocratique du Congo. Dans la salle, l’on a également noté la présence de représentants de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Selon le coordonnateur du programme Conserv Congo, Jonathan Ewane, ce projet s’inscrit dans la vision du Chef de l’État et bénéficie de l’appui de partenaires internationaux.
« Nous sommes une structure qui est à la mise en œuvre du projet. Le choix de la thématique par ce que nous voulions d'abord sensibilisé les jeunes et le peuple autochtone qui vont laisser que ce projet soit réalisé. », a-t-il déclaré.
Intervenant au nom du directeur de Conserv Congo, Sage Tshongo, enquêteur faunique au sein de cette organisation, a expliqué le rôle de sa structure dans la lutte contre les réseaux de trafic d’espèces protégées.
« Conserv Congo est une structure qui est très active pour démarteler et combattre les réseaux de trafic phonique. », a-t-il indiqué.
Il a poursuivi en précisant les actions concrètes menées sur le terrain.
« Nous faisons des arrestations et de saisie de matières phoniques entre les mains de trafiquants, tels que les ivoires, chimpanzés, des animaux protégés et qui sont interdits dans le commerce international. Nous avons notre équipe avec qui nous travaillons ensemble pour identifier les réseaux et après nous passons à l'arrestation avec l'ICCCN qui est l'organe maîtresse de la conservation. », a-t-il ajouté.
Pour les organisateurs, le choix du couloir vert Kivu-Kinshasa se justifie par son importance stratégique, reliant l’Est à l’Ouest du pays en passant par Kisangani.
« Nous avons comme objectif de sensibiliser la population locale, d'identifier des organes qui sont sur place à Kisangani et de financer leurs projets à une hauteur de 1000 à 5000 dollars. Et Faire une visibilité pour ses organisations et les appuyez d'une manière institutionnelle. », a fait savoir Sage Tshongo.
Parmi les intervenants, Nafisa Nzingi, jeune volontaire chez Conserv Congo, a axé sa présentation sur les opportunités économiques qu’offre le projet aux communautés vivant dans ce couloir écologique.
Elle a expliqué que d’ici 2030, les couloirs verts pourraient générer d’importantes opportunités d’emplois.
Selon elle, ce projet vise notamment à offrir au moins 500 mille emplois aux communautés locales, en particulier aux jeunes, souvent exposés au risque d’intégrer des groupes armés faute d’occupations.
En conclusion, Nafisa Nzingi a encouragé les jeunes filles à s’impliquer davantage dans la protection de l’environnement.
« Nous aussi nous avons notre part à contribuer et participer activement pour une planète 50/50 dans le jour avenir. », a-t-elle martelé.
Judith Basubi

