Bunia, 10 avril 2026.- La situation sécuritaire sur le lac Albert demeure préoccupante, marquée par une recrudescence des actes de violence attribués aux miliciens de la FRPI contre les usagers.
Selon plusieurs sources concordantes, ces hommes armés, en provenance du territoire d’Irumu, étendent leurs activités jusqu’au territoire de Djugu, notamment dans la zone de Joo, où ils se livrent à des actes de tracasserie et de pillage visant pêcheurs, commerçants et éleveurs.
Les victimes rapportent la perte de biens de valeur, notamment des marchandises de première nécessité en provenance de l’Ouganda ainsi que du bétail destiné aux marchés de Tchomia et Kasenyi.
Un incident récent illustre cette insécurité grandissante : douze vaches appartenant à un opérateur économique, achetées en Ouganda, ont été emportées par des miliciens alors qu’elles étaient transportées sur le lac.
Face à cette situation, Jean-Florimond Banga Bakauna, coordonnateur de la société civile de la chefferie de Bahema Banywagi, a lancé un appel pressant aux autorités pour un renforcement des dispositifs sécuritaires afin de protéger les usagers et sécuriser cette voie stratégique pour les échanges transfrontaliers.
La population locale, fortement dépendante des activités économiques liées au lac Albert, vit dans la crainte permanente. Les acteurs de la société civile redoutent une aggravation de la crise humanitaire et économique dans cette partie de la province de l’Ituri, déjà fragilisée par des années de conflits armés.
Samson Baraka

