Les corps des victimes ont été acheminés à la morgue de l’hôpital général de référence d’Oicha. Toutes seraient originaires de la cellule Kazimoto, dans le quartier Masosi. Le bilan demeure toutefois provisoire, plusieurs habitants étant toujours portés disparus après l’attaque.
D’après des témoignages recueillis sur place, les assaillants ont surgi dans des champs de matiba durant la nuit de vendredi à samedi, semant la panique parmi les cultivateurs. Pris de peur, de nombreux habitants ont abandonné leurs activités et fui la zone pour échapper aux violences.
Cette nouvelle tragédie intervient dans une région régulièrement frappée par les attaques des rebelles ADF. Depuis plusieurs années, les incursions de ce groupe armé dans les villages et les zones agricoles provoquent des pertes en vies humaines, des déplacements de populations et d’importants dégâts socio-économiques.
Face à cette situation, les autorités locales plaident pour un renforcement des dispositifs sécuritaires afin de protéger les populations civiles. Elles sollicitent également une assistance humanitaire en faveur des familles affectées par cette nouvelle attaque.
Les organisations humanitaires présentes dans la région alertent, quant à elles, sur les conséquences de cette insécurité persistante, notamment le risque d’une aggravation de la crise alimentaire et l’augmentation du nombre de déplacés.
Alors que les opérations de recherche se poursuivent, les autorités continuent de vérifier le sort des personnes signalées disparues. Dans plusieurs villages du territoire de Beni, la population vit toujours dans la crainte de nouvelles incursions, les champs et les habitations demeurant des cibles fréquentes des groupes armés actifs dans la région.
Néhémie Paluku

