L’ouvrage, réhabilité par l’Office des Routes et inauguré en grande pompe le 20 mars 2024, n’aura résisté que moins de deux ans avant de céder. Une situation qui suscite l’indignation de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), laquelle affirme avoir à plusieurs reprises alerté sur la fragilité de cette infrastructure.
Pour Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la NSCC, cet effondrement constitue un sérieux revers pour les populations locales déjà confrontées à de nombreux défis sécuritaires et économiques.
« Cette route est vitale pour les échanges entre l’Ituri et le Nord-Kivu. Son interruption aura des conséquences importantes sur l’approvisionnement des marchés, le transport des personnes et les activités économiques de plusieurs localités », a-t-il déploré.
La société civile pointe du doigt la qualité des travaux réalisés lors de la précédente réhabilitation. Selon elle, des matériaux inadaptés et vétustes auraient été utilisés, compromettant ainsi la durabilité de l’ouvrage.
Face à cette situation, la NSCC appelle les autorités à engager sans délai la construction d’un nouveau pont répondant aux normes techniques requises. Elle recommande également que les futurs travaux soient confiés à une entreprise spécialisée capable de garantir une infrastructure solide et durable.
Alors que la région fait déjà face à l’insécurité liée aux activités des rebelles ADF, l’effondrement du pont Ituri 2 vient compliquer davantage la mobilité et les échanges commerciaux sur l’un des corridors routiers les plus importants du nord-est de la République démocratique du Congo.
La population attend désormais des réponses concrètes des autorités afin d’éviter que ce nouvel incident ne plonge davantage la région dans l’isolement.
Néhémie Paluku

