RDC : la traduction de la Constitution en langues nationales proposée pour une citoyenneté plus inclusive

RDC : la traduction de la Constitution en langues nationales proposée pour une citoyenneté plus inclusive

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Kisangani, 13 juin 2026 – La question de l’accessibilité de la Constitution congolaise à l’ensemble des citoyens a été au centre des réflexions du professeur , qui plaide pour la traduction de la loi fondamentale dans les langues nationales afin de renforcer la participation citoyenne et l’appropriation des principes républicains.

S’exprimant à Kisangani, l’universitaire a estimé que la barrière linguistique constitue l’un des principaux obstacles à la compréhension de la Constitution par une grande partie de la population. Selon lui, le fait que le texte soit rédigé uniquement en français limite son accessibilité auprès de nombreux Congolais qui s’expriment principalement en lingala, swahili, kikongo ou tshiluba.

Pour le professeur Mombaya, cette réalité crée un fossé entre les institutions de l’État et les citoyens, pourtant appelés à connaître, respecter et défendre les valeurs consacrées par la Constitution. Il considère qu’une participation effective aux débats démocratiques et aux réformes institutionnelles exige avant tout une bonne compréhension des textes fondamentaux qui régissent la nation.

L’enseignant a également mis en lumière le rôle essentiel des langues nationales dans la transmission du savoir, des valeurs culturelles et de la mémoire collective. Selon lui, ces langues constituent un patrimoine vivant à préserver et à promouvoir dans tous les secteurs de la vie nationale.

Face à leur recul progressif dans certains espaces publics, il a plaidé pour une politique de valorisation plus ambitieuse, estimant que leur intégration dans les mécanismes de gouvernance contribuerait à rapprocher davantage les citoyens des institutions de la République.

Au-delà de la simple traduction de la Constitution, le linguiste suggère une réflexion approfondie sur la place des langues nationales dans l’architecture institutionnelle du pays. Une telle démarche, selon lui, favoriserait une gouvernance plus participative, une meilleure diffusion des textes légaux et une citoyenneté plus éclairée.

Ce plaidoyer intervient dans un contexte où les débats sur les réformes institutionnelles et l’avenir constitutionnel de la République démocratique du Congo suscitent un intérêt croissant, avec de nombreuses voix qui réclament une implication plus large des citoyens dans les grandes décisions nationales.


Trésor Makaya 

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