Dans un communiqué de presse rendu public, le directeur-chef de site du JZBKis, François Matala Konga, a expliqué que le primate s’était échappé de sa cage avant d’être aperçu dans le périmètre du campus de l’Université de Kisangani (UNIKIS) et aux abords du cimetière de la Makiso.
« Au lieu d’alerter les services compétents sur cette présence inhabituelle, l’animal a plutôt été caillassé et bâtonné jusqu’à être achevé par la population », a déploré la direction du JZBKis.
Selon la même source, le singe, affectueusement appelé « Manu », vivait au Jardin Zoologique et Botanique de Kisangani depuis près de six ans et était habitué à la présence humaine. Il ne représentait aucune menace lors de sa divagation et cherchait uniquement à interagir avec les personnes rencontrées sur son parcours.
La direction du JZBKis a également souligné la valeur scientifique particulière de cet animal, issu d’un croisement rare entre un babouin mâle et un cercocèbe femelle, constituant ainsi un sujet d’intérêt pour des études biologiques et comportementales.
Elle a appelé la population boyomaise à ne pas céder à la panique face aux animaux sauvages, à éviter toute confrontation et à contacter immédiatement les services du zoo en cas de présence d’un animal en divagation.
Elle rappelle que la capture, la maltraitance, la détention, la commercialisation ou la mise à mort d’espèces protégées constituent des infractions sanctionnées par la législation congolaise sur la conservation de la nature.
La rédaction

