Selon le professeur ordinaire Antoine Modia O'Yandjo, président du conseil d'administration de l'UDEBA, cette exploitation se poursuit depuis près de neuf ans dans les groupements de Gbakulu, Winawina, Onduka-Opandu et Mohonge, au mépris des textes légaux et des droits des communautés locales.
Il a rappelé qu'un mémorandum avait été adressé il y a un mois aux plus hautes autorités du pays pour dénoncer les irrégularités constatées et solliciter leur intervention.
Dans sa déclaration, l'organisation a notamment évoqué l'absence d'étude d'impact environnemental et social, le non-respect du processus d'aménagement forestier, l'exploitation de zones qui ne seraient pas couvertes par le contrat de concession, ainsi que des irrégularités présumées dans la clause sociale de cahier des charges conclue avec les communautés riveraines.
L'UDEBA affirme également que plusieurs engagements sociaux n'ont pas été respectés, citant des retards dans l'exécution des infrastructures promises, des conditions de travail jugées précaires pour les employés recrutés localement, des salaires inférieurs au SMIG, des arrestations arbitraires et des actes d'intimidation visant des membres des communautés réclamant leurs droits.
Sur le plan environnemental, l'organisation dénonce ce qu'elle qualifie de « massacre » des ressources forestières, évoquant l'abattage d'arbres en dessous du diamètre minimum d'exploitation, la coupe d'essences non autorisées, l'exploitation en dehors des limites de concession, ainsi que la destruction de zones sensibles, de sources d'eau, de marécages et d'habitats naturels, avec des conséquences sur la biodiversité et les moyens de subsistance des populations.
Face à cette situation, l'UDEBA sollicite l'implication personnelle de la ministre nationale de l'Environnement afin d'obtenir l'annulation de l'arrêté ministériel ayant réhabilité les concessions concernées. L'organisation réclame également l'arrêt immédiat des activités de FODECO, la réparation des préjudices subis par les communautés, l'orientation de ces espaces vers la foresterie communautaire et leur valorisation à travers des projets liés au crédit carbone.
Évoquant la récente décision du gouverneur de la Tshopo de suspendre les activités de FODECO avant d'en autoriser la reprise quelques jours plus tard, l'UDEBA estime que cette alternance de décisions entretient les tensions sur le terrain.
L'organisation appelle enfin les filles et fils de Basoko, ainsi que les élus et responsables politiques originaires du territoire, à se mobiliser pacifiquement pour la défense du patrimoine forestier, minier et culturel de Basoko.
La Rédaction

