Dans une lettre adressée à la ministre nationale de la Jeunesse, la Fondation MAP, représentée par M. Bokuli, rejette fermement le communiqué n°CPJ/P.LBA/NKS/008/2025 du 20 septembre, qu’elle qualifie de « dépourvu de base légale » et contraire aux textes de référence. L’organisation rappelle notamment que l’article 25 de la Constitution garantit la liberté de réunion et de manifestation pacifique, tandis que l’article 37 protège la liberté d’association. Elle invoque également l’arrêté ministériel n°026/CABIMINIJE-EPNAN/2025, qui limite le rôle des conseils de jeunesse à une mission consultative, ainsi que la Charte africaine de la jeunesse et le Code du travail, reconnaissant aux jeunes le droit de participer aux activités civiques et sociales.
Pour M. Bokuli, la décision du CPJ/Lualaba constitue un excès de pouvoir et une atteinte aux lois nationales comme aux engagements internationaux de la RDC. Il précise que l’initiative incriminée est encore au stade préparatoire, sans date ni lieu définitifs, et vise uniquement à former, sensibiliser et accompagner les jeunes face à leurs défis sociaux, civiques et économiques. « Loin de marginaliser le Conseil provincial de la jeunesse, notre démarche vise à associer toutes les parties prenantes, afin que les jeunes puissent exprimer leurs préoccupations dans un cadre constructif », souligne la Fondation MAP.
Dans sa requête, M. Bokuli appelle la ministre de la Jeunesse à annuler le communiqué du CPJ/Lualaba, à instaurer une médiation entre les parties et à autoriser, si nécessaire, une modification du nom de l’activité sans en altérer l’esprit.
« Nous demandons à la ministre de ne pas céder aux pressions de certaines voix mal orientées, mais de restaurer la légalité et de favoriser un climat de coopération au bénéfice de la jeunesse congolaise », a conclu Ludovic Bokuli.
Moïse Kashala

