Cinq civils portés disparus à la suite de l’embuscade tendue par les rebelles ougandais ADF-MTM, mardi 3 février 2026, à Mulolya sur l’axe routier Oïcha–Mamove, en territoire de Beni (Nord-Kivu), ont été retrouvés vivants ce mercredi 4 février 2026.
Les rescapés ont été présentés à l’administrateur militaire du territoire de Beni, le colonel Charles Ehuta Omeonga. Selon les premières informations, ces civils sont tous originaires de la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire.
Ils ont expliqué avoir échappé aux assaillants en se réfugiant dans la brousse au moment de l’attaque, alors qu’ils quittaient leurs champs situés à Mangazi pour regagner Oïcha. L’un des rescapés a indiqué que l’intervention de la MONUSCO, marquée par des tirs de sommation, a permis de sauver plusieurs vies.
Il a témoigné que la situation était extrêmement tendue lors de l’attaque sur la route Oïcha–Mamove, soulignant que l’intervention rapide des Casques bleus a contraint les rebelles à se replier, facilitant ainsi la fuite des civils pris pour cible.
À cette occasion, l’administrateur militaire du territoire de Beni a exhorté la population à renforcer sa collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), notamment en dénonçant tout mouvement suspect, afin de mettre fin à l’insécurité persistante dans la région.
Par ailleurs, la société civile du village Mamove rapporte que les rebelles ADF-MTM ont mené, le mardi 3 février 2026, une double attaque dans la zone. Le bilan provisoire fait état de dix personnes tuées, de neuf motos incendiées et de plusieurs civils encore portés disparus, emmenés par les assaillants.
De son côté, l’acteur de la société civile Kinos Katuo appelle la population à la vigilance et exhorte les FARDC à lancer des offensives soutenues contre les ADF-MTM, afin de rétablir durablement la sécurité sur cet axe stratégique.
Hilter Mulimani

