Kasindi, 02 février 2026 – La société civile forces vives, sous-noyau du groupement Basongora, dans le secteur de Ruwenzori, territoire de Beni (Nord-Kivu), a animé lundi un point de presse à son bureau situé dans le quartier Lumumba, au poste frontalier de Kasindi-Lubiriha.
Cette rencontre avec les journalistes était axée sur la dénonciation du non-respect des mesures officielles relatives à l’exemption de visa d’entrée et au principe de réciprocité migratoire entre la République démocratique du Congo et certains États membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC).
Selon cette structure citoyenne, certains services étatiques continuent d’exiger le paiement de frais de visa aux ressortissants ougandais, tanzaniens et kenyans, en violation des textes légaux et des instructions officielles en vigueur. Une situation jugée préoccupante et contraire aux engagements régionaux de la RDC.
La société civile estime que ces pratiques ont de graves conséquences socioéconomiques, particulièrement dans les zones frontalières où les échanges transfrontaliers constituent le principal moyen de subsistance des populations.
Elle craint que ces frais illégalement perçus ne soient répercutés sur les prix des produits de première nécessité, aggravant ainsi le coût de la vie dans une région déjà confrontée à une précarité économique et sécuritaire persistante.
Face à cette situation, les forces vives ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit des autorités congolaises, notamment le respect strict des notes circulaires et instructions officielles de la Direction générale de migration (DGM), l’application effective du principe de réciprocité migratoire entre la RDC et les États membres de l’EAC, la promotion réelle de la libre circulation des personnes et des biens conformément aux engagements régionaux, ainsi que le renforcement de l’État de droit et de la discipline administrative aux postes frontaliers.
Hilter Mulimani

