Sécurité : Paulin Lendongolia appelle à la vigilance collective pour sécuriser durablement la Tshopo et l’espace Grande Orientale

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Photo : Le gouverneur Lendongolia entouré du chargé des missions du Président, des gouverneurs, élus, leaders politiques et communautaires de l'espace grande orientale 

Kisangani, 09 février 2026.- Dans une atmosphère de forte mobilisation politique et communautaire, lundi à Hope School International,  le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a livré un message ferme, direct et mobilisateur aux autorités urbaines, communales ainsi qu’aux chefs coutumiers. Cette rencontre de grande portée s’est tenue dans le cadre d’une mobilisation d’envergure initiée par la dynamique des leaders communautaires et politiques de l’espace Grande Orientale, regroupant les provinces de la Tshopo, du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et de l’Ituri, une initiative ayant bénéficié de la bénédiction et de l’accompagnement du gouverneur de province.

Cette rencontre politique visait avant tout à rassembler les dignes fils et filles de l’espace Grande Orientale afin de parler d’une seule voix pour dire non à la barbarie du Rwanda et de ses supplétifs du M23-AFC. 

À travers cette mobilisation, les leaders communautaires, politiques, chefs coutumiers, gouverneurs, élus nationaux et provinciaux ont réaffirmé leur engagement à se ranger derrière le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour faire face à toute menace contre la ville de Kisangani et l’ensemble de l’espace issu de l’ex-province Orientale.

Prenant la parole, le gouverneur Paulin Lendongolia a réitéré son engagement en matière de sécurité, tout en rappelant avec insistance que la sécurité est une affaire de tous. S’adressant au maire de la ville, aux bourgmestres, aux chefs de quartiers, d’avenues, aux chefs coutumiers ainsi qu’aux tenanciers d’hôtels et responsables de concessions agricoles, il a rappelé l’existence d’une décision les obligeant à informer systématiquement les services compétents de tout mouvement ou individu suspect.

« Les criminels ne résident pas au ciel. Ils vivent dans nos avenues, nos quartiers et nos communes », a-t-il martelé, dénonçant une culture de plaintes permanentes sans prise de responsabilité. 

Pour le gouverneur, il est inadmissible que les services de sécurité peinent à identifier les menaces alors que les chefs d’avenues et de quartiers sont censés connaître les populations vivant dans leurs entités respectives.

Il a insisté sur le rôle central des comités locaux de sécurité, appelant les chefs de quartiers à informer les bourgmestres, et ces derniers à faire remonter l’information aux services habilités. 

« Nous ne sommes ni des magiciens ni des devins. Notre force, notre magie, c’est vous », a-t-il déclaré, soulignant que sans la collaboration de la base, aucune stratégie sécuritaire ne peut produire des résultats durables.

Évoquant l’évolution des menaces, notamment les attaques par drones, le gouverneur a averti que l’ennemi change constamment de tactiques et de mécanismes. D’où la nécessité d’une vigilance permanente, d’une anticipation collective et d’une implication active des chefs coutumiers, considérés comme des piliers de la sécurité communautaire.

Paulin Lendongolia a également salué les efforts du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour l’équipement des Forces armées de la République démocratique du Congo. Selon lui, si l’armée parvient aujourd’hui à déjouer plusieurs attaques et à sécuriser certaines zones, dont l'aéroport international de Bangoka, c’est grâce à l’engagement du Chef de l’État. Toutefois, il a insisté : « Le Président ne peut pas venir sécuriser chaque avenue. La sécurité doit devenir une responsabilité collective ».

Dans un ton grave et sans complaisance, le gouverneur de la Tshopo a mis fin à toute illusion de tolérance. 

« J’ai longtemps toléré, mais désormais je n’hésiterai pas à sanctionner », a-t-il prévenu, visant aussi bien les bourgmestres, le maire de la ville que toute autre autorité qui manquerait à ses obligations.

Un message fort, à la hauteur des enjeux sécuritaires actuels, appelant chaque acteur à assumer pleinement sa responsabilité pour faire de la vigilance citoyenne le socle d’une Tshopo et d’un espace Grande Orientale unis, résistants et sécurisés.

Dido LIBOGA 

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