À Banalia, dans la province de la Tshopo, les producteurs locaux de cacao dénoncent une tentative de blocage de leur encadrement agricole, attribuée à l’entreprise Caben, qui viserait à freiner le développement de la filière cacaoyère. Une mobilisation communautaire s’organise pour protéger les intérêts des cultivateurs et assurer la relance de ce secteur stratégique.
Selon la Coopérative des Cultivateurs de Cacao de la Tshopo (Cocuct), les manœuvres de Caben sont « sans fondement juridique » et contraires aux intérêts des producteurs autochtones.
« Les producteurs n’ont jamais signé de contrat d’exclusivité avec Caben ; l’entreprise avait appuyé un ou deux hectares, mais les paysans disposent d’autres espaces qu’ils peuvent légalement exploiter », a précisé Dominique Kasimba, coordonnateur de la Cocuct.
Le responsable rappelle qu’un protocole d’accord antérieur avait été signé uniquement pour sauver des plantules menacées et ne peut justifier aujourd’hui de bloquer l’encadrement agricole.
Face à cette situation, les cultivateurs annoncent une réponse collective et appellent les autorités provinciales à garantir le développement local.
« La population de Banalia refuse toute décision prise contre ses intérêts et demande au Gouverneur et à l’Assemblée provinciale d’empêcher que Caben ne soit instrumentalisée pour nuire à notre territoire », a déclaré Maurice Kiabobo, cultivateur.
La coopérative dénonce également une pression administrative ancienne visant à freiner la distribution de plants et l’extension des plantations villageoises, malgré l’absence d’un cadre légal contraignant.
Cette mobilisation traduit la détermination des communautés de Banalia à défendre la filière cacaoyère, essentielle à leur économie et à la prospérité locale, et à s’opposer à toute ingérence susceptible de freiner le développement agricole.
La Rédaction

