Mambasa, 6 avril 2026.- La situation sécuritaire reste alarmante dans le territoire de Mambasa, où les attaques attribuées aux ADF continuent de terroriser les populations civiles.
Dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 avril, vers 1h00 du matin, des hommes armés assimilés aux ADF ont mené une incursion à Mambasa Centre, à environ deux kilomètres sur l’axe Nduye.
Selon des sources locales, les assaillants ont pillé des boutiques et des pharmacies, tout en tirant des coups de feu durant plus de trois heures, provoquant un échange de tirs avec les éléments des FARDC déployés dans la zone.
Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué.
Ces incidents surviennent quelques jours après le massacre de plus de 50 civils à Bafwakoa, dans la chefferie de Bandaka, le 2 avril dernier. D’autres attaques ont également été signalées dans le groupement Bakwanza, où plusieurs personnes auraient été tuées et une centaine d’autres enlevées.
Face à cette recrudescence de violences, des élus haussent le ton. L’honorable Kambale Ézéchiel Barnabas a dénoncé l’inaction des autorités face à la gravité de la situation.
Selon lui, une délégation de huit députés de l’Ituri s’est rendue à Kinshasa, le 2 avril, au ministère de la Défense nationale pour présenter un état des lieux et proposer des solutions, sans être reçue. Il affirme même que la délégation aurait été expulsée des installations du ministère.
L’élu déplore également l’absence de suite à une démarche engagée auprès du bureau de l’Assemblée nationale de la RDC visant à obtenir une rencontre avec les responsables sécuritaires.
Appelant à une réaction urgente des autorités compétentes, il a exhorté le bureau de l’Assemblée nationale à faciliter le contrôle parlementaire. « La population reste la première victime », a-t-il martelé, exprimant sa solidarité avec les habitants de Mambasa.
Face à la multiplication des attaques, plusieurs observateurs plaident pour une réponse rapide et coordonnée afin de rétablir la sécurité dans cette partie de la province de l’Ituri.
Néhémie Paluku

