Dans un message solennel adressé à la population, le gouverneur militaire de l’Ituri, Johnny Luboya, a appelé à une mobilisation immédiate et collective afin de freiner la propagation du virus.
Selon les autorités sanitaires, cette nouvelle flambée épidémique a été confirmée le 15 mai 2026 par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu et Bunia figurent parmi les foyers les plus surveillés.
Face à cette situation préoccupante, les autorités provinciales insistent sur l’importance du respect strict des mesures de prévention et de la collaboration communautaire.
« Cette situation nous oblige à faire preuve d’une vigilance accrue et d’une mobilisation immédiate de tous », a déclaré le gouverneur Luboya.
Les services de santé rappellent que le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou lors de la manipulation des corps contaminés. La consommation d’animaux sauvages retrouvés morts constitue également un risque élevé de contamination.
Parmi les symptômes à surveiller figurent notamment une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs abdominales, des vomissements, des diarrhées, une fatigue intense ainsi que des saignements dans certains cas.
Le gouvernement provincial affirme avoir déjà activé plusieurs mécanismes de riposte en collaboration avec les partenaires sanitaires. Des équipes d’intervention rapide et des dispositifs renforcés de surveillance sont progressivement déployés dans les zones touchées afin de contenir l’épidémie.
Toutefois, les autorités soulignent que le succès de cette lutte dépendra largement de l’implication de la population.
« J’invite toute la population à observer rigoureusement les mesures de santé publique », a insisté le gouverneur militaire.
Dans cette province marquée par des défis sécuritaires et humanitaires persistants, cette nouvelle épidémie vient accroître les inquiétudes des habitants, appelés aujourd’hui à faire bloc pour éviter une propagation incontrôlée du virus.
Néhémie Paluku

