Véronique Mokoto mobilise la jeunesse de la Tshopo contre la manipulation politique : éveil, résistance et espoir pour demain

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La salle de la cathédrale Notre-Dame du Très Saint Rosaire a vibré d’indignation et d’espoir lorsque, samedi à Kisangani, la jeunesse s'est dite fatiguée des manœuvres politiques a pris la parole pour dénoncer la récupération dont elle est l’objet. C’était l’attaque franche et sans détour qui a ouvert une conférence-débat initiée par Véronique Mokoto, enseignante-chercheuse à l’Université de Kisangani et fondatrice de la fondation Impossible n’est pas Véronique Mokoto. 

Selon elle, cette initiative, saluée pour sa pertinence, a posé un diagnostic clair, amer et mobilisateur : celui d’une jeunesse utilisée comme instrument de pouvoir plutôt que soutenue comme force de développement.

Dans la première intervention, Daniel Bolamba Wa Bolamba, représentant des étudiants de la Tshopo, Périnot Ebondo, président du Conseil urbain de la jeunesse de Kisangani, et Me Charles Mosema, assistant conseiller juridique, ont, aux côtés de l’oratrice principale, décortiqué les mécanismes de cette manipulation et ses conséquences sociales, économiques et sécuritaires pour la province.

Le débat a mis à nu plusieurs réalités : la pauvreté et le chômage — véritables leviers de la manipulation —, l’existence de groupes de pression au service de politiciens inefficaces, et l’usage de la jeunesse comme « armée » pour défendre des intérêts personnels au détriment du progrès collectif. 
« Nous n'avons pas seulement dénoncés, nous avons également proposés des pistes de solutions concrètes : campagnes d’éveil de conscience, formation à l’esprit critique, accès à des micro-crédits et à l’entrepreneuriat pour affranchir les jeunes de la dépendance aux « miettes » distribuées par des opportunistes politiques.», a circonscrit CT Véronique Mokoto. 

 Me Mosema a rappelé le cadre légal et les risques encourus par les instigateurs de ces manipulations, tandis que Daniel et Périnot ont plaidé pour un mouvement de jeunesse uni, structuré et capable de dialoguer avec les décideurs — non comme un marchepied, mais comme un partenaire responsable.

Les recommandations issues des échanges ont visé deux cibles distinctes mais complémentaires, a résumé Mme Véronique Mokoto, initiatrice de cette réflexion. 

« D’une part, les autorités nationales et provinciales sont appelées à renforcer leur engagement envers la Tshopo : accroître la présence policière, créer des sous-commissariats de proximité et investir dans des politiques publiques créatrices d’emplois. D’autre part, la jeunesse tshopolaise est invitée à refuser la manipulation, à s’organiser, à exiger des comptes et à revendiquer des programmes de formation et d’insertion professionnelle.», a renchérit Véronique Mokoto.

Le fil rouge de la rencontre : un appel à la dignité, à la conscience citoyenne et à la solidarité entre jeunes.

En somme, cette conférence-débat, portée par la vision et la détermination de Véronique Mokoto, a laissé une image forte : celle d’une jeunesse qui refuse d’être un simple réservoir de votes et aspire à devenir l’acteur principal de son destin et du développement de la Tshopo, a salué un président du conseil communal d'une Commune. 

L’appel lancé n’était pas une simple dénonciation, mais une promesse collective de vigilance et d’action — un engagement à construire, par la formation et la responsabilité, une province où la jeunesse est partenaire du changement, et non instrument du pouvoir, a conclu Véronique Mokoto.

La Rédaction 
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