Tshopo : les femmes plaident pour leur implication effective dans les instances de décision

Tshopo : les femmes plaident pour leur implication effective dans les instances de décision

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Les organisations féminines de la province de la Tshopo ont élevé la voix à travers un mémorandum plaidant pour leur promotion et leur implication accrue dans les instances de prise de décision, notamment dans les domaines de la gouvernance sécuritaire et locale.

Cette démarche fait suite à une rencontre citoyenne organisée par le Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de justice (RRSSJ), en partenariat avec la National Endowment for Democracy (NED). 

L’activité a réuni plusieurs associations féminines autour de la thématique de la participation des femmes dans les mécanismes de gouvernance sécuritaire, avec pour objectif d’encourager leur implication dans les cadres de concertation, notamment ceux liés à la police de proximité.

Pour David Yofemo, coordinateur du RRSSJ, l’initiative répond à un besoin réel.
« Nous avons voulu organiser cette activité pour encourager la participation des femmes. Cela fait plusieurs années qu’elles ne sont pas suffisamment écoutées ni pleinement impliquées dans l’application des mécanismes liés à la gouvernance sécuritaire », a-t-il déclaré.

À l’issue des échanges, un mémorandum a été lu devant la presse par les représentantes des organisations féminines. Le document est adressé à la communauté internationale, au Président de la République, au gouverneur de province ainsi qu’aux responsables des entités territoriales décentralisées.

Maître Anne Marie Biselengé, au nom des participantes, a souligné :

« Nous, organisations féminines de la province de la Tshopo, réunies à l’occasion de cette rencontre citoyenne sur la participation et l’implication des femmes dans la gouvernance sécuritaire et locale, exprimons nos préoccupations, nos constats et nos recommandations. Nous sommes convaincues que la paix durable, la sécurité de proximité et la bonne gouvernance locale ne peuvent être atteintes sans une participation inclusive et équitable. La femme constitue un acteur clé du développement, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits. »

Les femmes ont notamment constaté la faible représentation féminine dans les instances de prise de décision sécuritaire et locale. Elles ont relevé que, malgré l’existence de cadres de concertation tels que les forums de quartiers, la participation des femmes demeure marginale. 

Pourtant, soulignent-elles, les femmes figurent parmi les premières victimes de l’insécurité et restent insuffisamment associées à l’analyse, à la prévention et à la résolution des problèmes sécuritaires locaux.

Dans leurs recommandations, les organisations féminines demandent :
– l’intégration effective des femmes dans toutes les instances de prise de décision liées à la gouvernance sécuritaire et locale ;
– une représentation significative au sein des cadres de concertation ;
– une participation active dans les cadres territoriaux de sécurité ;
– le renforcement des capacités des femmes leaders communautaires en matière de gouvernance ;
– l’engagement des autorités provinciales et locales à promouvoir des politiques publiques inclusives et sensibles au genre.

En retour, les organisations féminines de la Tshopo s’engagent à sensibiliser et mobiliser les femmes à la participation citoyenne, à contribuer activement aux mécanismes de prévention des conflits et à collaborer avec les autorités ainsi que les partenaires pour promouvoir la paix et la sécurité communautaire.

À travers ce mémorandum, les femmes de la Tshopo réaffirment leur volonté d’être non seulement bénéficiaires des politiques publiques, mais également actrices à part entière de la gouvernance provinciale.

Sandra Akuku 

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